Pour parler de simplicité volontaire, partager ses trucs, astuces, trouvailles et découvertes en la matière. ***************************************************************************** Mais aussi pour parler écologie, altermondialisme, tout ce qui peut rendre notre monde et notre avenir plus beaux et plus ensoleillés

30 janvier 2007

Il est des matins


Une réflexion déposée par Awen "ailleurs" et proposée ici à la votre de réflexion avec son autorisation.


Merci Awen



Il y a des matins où mon coeur crie la révolte, tout mon corps vibre d'un tremblement sourd, un poids sur mes épaules, un chagrin inexplicable, une colère qui gronde, que rien ne semblerait pouvoir apaiser.
Je lace mes kickers comme s'il s'agissait de rangers, j'endosse mon blouson rouge, écharpe rouge, chignon serré...je vois, je vois j'entends et je fulmine, je dois agir, où, comment?!

J'emporte mon enfant à l'école, bête photocopieuse d'un système à la dérive, les trottoirs sont sales, gris, souillés de déjections canines, les arbres malades, coupés comme des bonsaïs qui tentent fébrilement de sortir quelques branches rebelles des grillages, des appels au secours; "libérez nous, nous étouffons!!!". Du grillage partout, des hautes murailles, et des voitures, des voitures partout qui crachent leurs pots d'échappement, ça pue, j'étouffe!!!

La neige est noire, mon coeur est noir, j'ai envie de tout casser, non, partir à la montagne loin dans la montagne, attendre qu'un promoteur vienne s'établir à coté de ma chaumière...il n'est plus de refuge, nul endroit où le vrombissement d'un moteur ne viendra pas un jour briser les dernières harmonies.

Rien, rien dans le monde visible ne semble réagir, pire, dans les journaux, à la radio, tout s'empire, de l'humour qui sent le désespoir, des faits qui font serrer les dents, encore et encore, des lois, des discours politiques décalés, des avertissements, des rêves qui passent pour utopie, la toute puissance du fric, de la science, de l'innovation, robotisation de l'être...

Mais ce matin, un texte de loi, une loi sur les sectes et les vaccinations, dernier tour de clé dans la prison qui résonne, derniers murs qui se dressent, hauts, lourds, vieux comme le monde...et pourtant mon coeur qui bat, mon enfant qui joue à mes cotés, sa petite voie d'ange, ses rires, le regard attendrit de mon chat, le feu qui crépite, le pépiement des oiseaux...
C'est là, c'est bien sûr là, ce joyau qu'aucun mur, lois canons ne peuvent soumettre, le tam tam de mon coeur, l'amour, le sourire de mon enfant...
Qu'il reste en pyjama, je garde mes pantoufles, ce matin pas d'école, juste de l'amour, de la joie, de la joie à faire mûrir, grandir, de la joie à boire, un coeur qui s'apaise, de la joie à offrir...

Tout est là, ma force, dans mon coeur, j'ouvre la porte, je l'offre, à tous ces savants, à tous ces grands, de l'amour, à tous les opprimés, de l'amour!!!

Il y a des matins, où il faut plus de temps d'horloge pour comprendre, où il faut arrêter cette horloge, juste le temps, le temps de se laver des idées noires, le temps d'être ce dont le monde a tant besoin, un conducteur d'amour, un vecteur de joie, un don à la vie.

Awen

Libellés :

24 janvier 2007

Il était une foi...la Belgique

Une petite reflexion d'un jeune belge:


Peut-être qu’un jour je dirai : « je viens d’un pays qui n’existe plus. Je suis né là, dans une région qui ne vous dira rien. Si peu connue déjà avant. » Je ne serais pas un déraciné, ce sera la terre qui aura foutu le camp.

Comment répondrai-je à cette question : « D’où venez-vous ? », « D’où tu viens papa », « D’où tu viens papy ? ». Devrai-je réponse : « D’un pays fantôme » ? « Du passé » ? « D’un autre monde » ?

Oh, je ne me répands pas sur un mourant ! Non, mais sur ce que ça aurait pu être. Le peut-on encore envisager ? Le peut-on encore rêver ? Ce pays qui accueil en son sein l’Europe est ennemi de lui-même. C’est triste. L’hymne s’effiloche, wallons et flamands encaissent des coups qu’ils n’ont pas donnés et accusent, les yeux pochés, l’autre, d’avoir frappé ; tandis que des rouges à la rose, des bleus et autres se frottent les mains.

Que dire ? Peut-être faut-il demander l’indépendance ? Indépendance au pays !! Ne plus jamais dépendre des politiciens !! Pour la survie de la nation !!!... ça à un vieux goût dans la bouche, ça rime avec « A bas l’aristocratie ! », « A bas la bourgeoisie ! ». Les noms changent c’est tout, l’ego reste. L’ego qui demande d’avoir plus, toujours plus ; pour soi, les autres ma foi.. ! Et les autres c’est nous. Trop bons ou trop couillons pour dire ou faire.

Dire quoi ? Faire quoi ? Si je baisse les bras ? Il est fatigué ce pays, fatigué des guerres de toutes sorte. Toujours il a été le champ de bataille des hommes. Et qu’est-ce qu’il nous aime ce pays ! mais qui le remarque ? Connaissons-nous de grandes inondations ? Des tornades ? Des Tsunamis ? Des sécheresses ? La terre y est généreuse et le temps y est, bien qu’humide, clément. Mais ça, qui le voit ? Qui en parle ?

Le belge est à la mode à Paris dit-on. Peut-être qu’on y aime les malades. Oui on est malade et le remède est loin d’être prêt parce que c’est les médecins qui nous mettent dans cet état.

Vous me direz, il y a d’autre pays qui ont explosé, d’autre région demande leur indépendance. Oui, c’est vrai. Mais nous, vous savez, on ne demande rien. Le politicien, faut pas croire il parle pas de moi, ni de mon voisin, non ; il parle de lui, de son portefeuille, des avoirs qu’il a pas encore et qu’il lui presse d’acquérir.

Vous ne croyez pas qu’on demande rien ? Ben si pourtant. Juste d’avoir la paix, un peut comme nos amis du sud dans le pays voisin, le cœur enflammé en moins bien sûr.

Eh oui, quand je parle de mon pays, je me sens vieux ! je porte ses rides sur mon coeur et il vous parle, peut-être pour la dernière fois...... peut-être

C.Celorio

Libellés :

18 janvier 2007

Emploi Senior


Lancement de seniorjob.biz en Belgique

Après la France, SENIORJOB arrive en Belgique afin de favoriser l’emploi des personnels d’expérience au profit des entreprises qui en réclament.


Le taux d’employabilité des plus de 50 ans en France comme en Belgique est malheureusement très bas. Seulement 1/3 de la population de plus de 50 ans est actif dans ces pays, les 2/3 sont sans emploi. La France et la Belgique sont à la traîne européenne.


Le sujet est hautement d’actualité, l’objectif est de relever le taux d’emploi de cette tranche d’âge à 50% d’ici 2010.
www.seniorjob.biz est un site d'emploi qui a été crée pour valoriser les cv des candidats d’expérience auprès des entreprises qui les cherchent.
La plate forme est entièrement gratuite pour tout les candidats et les recruteurs. Chaque recruteur peut gratuitement visionner tous les CV, prendre contact, et diffuser son offre d’emploi. Tout candidat peut visionner les offres d’emploi, prendre contact et mettre en ligne son CV.

Un moteur de recherche permet à l'offre et à la demande de se trouver.
Nous souhaitons rendre l’emploi d’expérience dynamique grâce à une gratuité totale de l’information, ce qui devrait aider les seniors à retrouver plus facilement un emploi ou en changer.
Le comportement des recruteurs vis-à-vis des jeunes seniors va devoir changer rapidement, notamment pour des raisons démographiques mais aussi économiques. Le refus d’embaucher des gens d’expérience est une grave erreur stratégique et un non sens. Les pays anglo-saxons et du nord de l’Europe l’ont déjà compris.


La version française existe depuis un an, et c'est déjà plus de 13 000 candidats inscrits, plus de 250 cabinets de recrutements qui adhèrent à la plate forme, et plus de 300 entreprises qui ont recruter en direct.


Source Communiqués de presse WalloniePresse

Libellés :

16 janvier 2007

Selon comment on le regarde....




Il y a d'abord le monde idyllique de....




« Voici un pays [les Etats-Unis] qui connaît le plein-emploi depuis près de quinze ans, un pays où la croissance économique est chaque année supérieure à la nôtre d’un point ou d’un point et demi, un pays où la démocratie combine harmonieusement l’alternance et la stabilité politique. Enfin, un pays qui, en matière d’intégration, montre l’exemple : la moitié des Prix Nobel y sont d’origine étrangère. (...)
C’est une démocratie qui fonctionne. La limitation des mandats permet, là encore, de la fluidité ainsi qu’un renouvellement de la classe politique que l’on aimerait retrouver dans la vie politique française.
Le Congrès, devant lequel le président rend des comptes tous les ans, y dispose d’un vrai pouvoir de contrôle et d’enquête. Il y a à peine quinze ministres pour un pays de trois cents millions d’habitants, et les ministères ne changent pas d’intitulé à chaque alternance
. (...)
J’aime l’énergie et la fluidité de l’Amérique. Ce sentiment que tout est possible. Cette impression – peut-être artificielle – que des sagas sont possibles, qu’on peut partir du bas de l’échelle et monter très haut, ou bien le contraire. »
(M. Nicolas Sarkozy, ministre français de l’intérieur, Le Monde, 10-11 septembre 2006.)



Et puis il y a.......


(...)
Malgré un discours officiel qui prétend le contraire, la violence est chose courante dans les établissements pénitentiaires américains. Torture, humiliations, traitements dégradants, agressions sexuelles, attaques armées ou avec des chiens, extorsions et sports sanguinaires ont toujours fait partie de la culture du personnel pénitentiaire aux Etats-Unis.

La parfaite « normalité » des brutalités « exceptionnelles » explique pourquoi la collaboration a été facile entre réservistes et professionnels de la police militaire, comme l’indique le rapport Taguba. Cette présumée normalité explique aussi pourquoi aucune des personnes interrogées par le Federal Bureau of Investigation (FBI) n’avait constaté d’« abus » ni de « mauvais traitements » à la prison d’Abou Ghraib.

Comme le montrent les documents obtenus par l’Union américaine pour les libertés civiques, rien de ce qui a pu être constaté à Abou Ghraib – prisonniers la tête recouverte de sacs en Nylon et menottés au mur, détenus placés en isolement et étendus nus sur un sol mouillé bras et jambes écartés, prisonniers privés de sommeil, gardes frappant des détenus dans le ventre à coups de pied de manière répétée, prisonniers mis en état de choc et d’incapacité, menaces contre des proches des détenus, brûlures, stigmates – « ne s’apparentait à des mauvais traitements », car il s’agissait de procédés, pour citer les personnes interrogées dans le rapport, « qui n’étaient pas différents de (...) [ceux] que nous avons vu utiliser dans les prisons américaines ».

De fait, les photographies de la prison d’Abou Ghraib ne révélaient pas les pratiques de quelques « brebis galeuses ». Ces clichés dévoilaient le mode de fonctionnement de la prison légale, actuelle, à la pointe de la modernité. En témoigne l’essor pris ces vingt-cinq dernières années par l’incarcération en très haute sécurité, le dernier cri en matière de technologie carcérale, et sans doute le prototype d’une refonte de la prison militaire dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».

Aux Etats-Unis, 6,9 millions de personnes, majoritairement des pauvres, Noirs et Hispaniques, se trouvent en détention (2,2 millions) ou en liberté surveillée, plus de la moitié d’entre elles ayant été condamnées pour des infractions sans violence liées à la drogue et à des délits économiques mineurs. Pourtant, près de 2 % de cette population font l’objet d’une ségrégation administrative, pour employer l’euphémisme consacré. Incarcérés dans des unités de sécurité fortifiées, véritables prisons dans la prison, ces détenus sont placés sous surveillance électronique et enfermés entre vingt-trois et vingt-quatre heures par jour dans des cellules minuscules et sans fenêtre, aux portes en acier, qu’ils quittent périodiquement, accompagnés par des gardes armés, pour les douches et des exercices qu’ils effectuent enchaînés et dans des cages.

( source: Le Monde diplomatique )


.... sans commentaire!

Libellés :

18 septembre 2006

Le PNUE lance le 16e Concours international de peinture d’enfants sur l’environnement.

Le changement climatique est un défi majeur. Ses conséquences sont multiples, tant sur l’agriculture (ce qui met en danger la sécurité alimentaire), l’augmentation du niveau des mers, l’accélération de l’érosion des littoraux, que sur l’intensité croissante des catastrophes naturelles, la disparition de certaines espèces et la diffusion de certaines maladies.



En lançant la 16e édition de son Concours international de peinture d’enfants sur l’environnement, le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) - en coopération avec la fondation japonaise FGPE (Foundation for Global Peace and Environment), Bayer et Nikon Corporation - invite les enfants du monde entier à s’exprimer sur le thème du changement climatique, de manière artistique.

1er prix de la 15e édition : Lau Tsun Min, Chine

Ce concours se tient tous les ans depuis 1990 et a reçu à ce jour près de 200 000 peintures d’enfants de plus de 100 pays.

- Qui peut participer ?
Tous les enfants âgés de 6 à 14 ans au 5 juin 2006, Journée Mondiale de l’Environnement

Le concours a lieu a deux niveaux :

*
concours au niveau européen, réalisé par le Bureau Europe du PNUE
*
concours au niveau mondial, réalisé par le PNUE, la FGPE, Bayer et Nikon

- Modalités de participation
1. Les peintures doivent être réalisées sur des papiers au format A4 ou A3
2. Doivent être marques au dos de chaque peinture et en capitales :

*
PRENOM et NOM de l’enfant
*
DATE DE NAISSANCE de l’enfant
*
ADRESSE POSTALE (préciser le pays) et MAIL et TELEPHONE de l’enfant
*
NOM DE L’ECOLE et CLASSE de l’enfant
*
ADRESSE POSTALE et TELEPHONE ET FAX de l’école

3. Le style est libre : crayons de couleur, feutres, peinture à l’eau...
4. les peintures ne doivent pas avoir déjà été présentées à d’autres concours ou expositions...
5. les peintures ne doivent pas designer une personne, une société ou une marque particulière
6. les peintures ne doivent pas inclure de mots
7. seules les peintures sur papier seront acceptées. Les mails ne seront pas acceptés sans une copie papier. Si vous envoyez un mail, n’oubliez de préciser :

*
PRENOM et NOM de l’enfant
*
DATE DE NAISSANCE de l’enfant
*
ADRESSE POSTALE (préciser le pays) et MAIL et TELEPHONE de l’enfant
*
NOM DE L’ECOLE et CLASSE de l’enfant
*
ADRESSE POSTALE et TELEPHONE ET FAX de l’école

- Ou envoyer les peintures ?
Envoyez les peintures à l’adresse suivante :

UNEP Regional Office for Europe
15 Chemin des Anémones, Châtelaine-Genève
1219 Chatelaine, Geneva, SWITZERLAND

Tel : (41-22) 917 82 79 Fax : (41-22) 917 80 24
Email : roe@unep.ch

- Date limite
Toutes les peintures doivent être reçues par le bureau Europe de l’UNEP au plus tard le 31 décembre 2006.

- Prix

*
Concours mondial
1er prix : 2000 US$ et un voyage pour deux personnes (enfant + adulte accompagnateur) à destination de Tromsø en Norvège où se déroulera la célébration officielle de la Journée Mondiale de l’Environnement 2007.

*
Concours européen
1er prix : 2000 US$ et un voyage pour deux personnes (enfant + adulte accompagnateur) à destination de Tromsø en Norvège où se déroulera la célébration officielle de la Journée Mondiale de l’Environnement 2007.

Les peintures lauréates seront exposées lors de divers événements au Japon, en Allemagne, en Norvège et dans d’autres pays, ainsi que sur les sites web des organisateurs du concours. Par le passé, des oeuvres participant au concours ont été utilisées et diffusées mondialement sur des posters, cartes postales, calendriers et publications du PNUE ou de magazines environnementaux.

Après le concours, toutes les oeuvres seront conservées au Musée National d’Ethnologie d’Osaka au Japon.

Pour en savoir plus (règlement complet, modalités de participation...) :
http://www.unep.org/tunza/paintcomp

source ;
http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=6238

Libellés :

11 septembre 2006

Se faire soigner sans se faire arrêter


Médecin du Monde a lancé une pétition pour demander le retrait de la circulaire du 21 février 2006, adressée aux préfets et procureurs, expliquant les modalités d’interpellation des personnes sans titre de séjour, notemment dans les centres de soins des associations.


Pour signer la pétition:

  • ICI

  • La circulaire ministérielle du 21 février 2006 , adressée aux préfets et procureurs, explique dans les moindres détails les modalités d’interpellation des personnes sans titre de séjour. Elle mentionne les lieux où peuvent être effectuées les interpellations. Il s’agit des :

    - hôpitaux (salles d’attente, halls d’accueil…)
    - blocs opératoires
    - centres d’accueil pour toxicomanes
    - véhicules (donc les bus associatifs, les véhicules des pompiers, les ambulances …
    - sièges d’associations

    Mais aussi des :
    • quartiers connus pour abriter des personnes en situation irrégulière
    • foyers et centres d’hébergement et leurs alentours
    • guichets des préfectures après s’être assurés que les termes de la convocation au guichet ne puissent être contestés dans leur légalité (mais cachent à l’étranger l’intention de l’arrêter)

    C’est là remettre en cause les principes fondateurs de notre déontologie à commencer par cette règle tacite mais admise qui protège les patients dans les lieux de soins. L’hôpital et les lieux de soins ont une mission de santé publique et remplissent à ce titre un rôle de protection de l’ensemble de la population.

    Ce n’est plus le cas.

    En allant jusqu’à évoquer la possibilité d’interpellation au bloc opératoire, la circulaire indique bien qu’aucun lieu n’est plus protégé.

    Le droit aux soins est inscrit dans le préambule de la constitution française. C’est un droit fondamental de la personne humaine. Il ne doit jamais être utilisé à d’autres fins que la préservation de la santé.

    Nous, soignants, hospitaliers, libéraux, associatifs, refusons expressément aux forces de l’ordre l’entrée dans nos salles d’attente ou halls d’accueil pour y procéder à des contrôles ou interpellations.

    Nous, soignants, hospitaliers, libéraux, associatifs, continueront quoiqu’il arrive à accueillir tout patient pour les soins dont il a besoin en respectant notre serment d’Hippocrate.

    Nous, citoyens, refusons la remise en cause de ces principes fondamentaux et demandons le retrait immédiat de cette circulaire.
    Nous appelons tous les professionnels de santé, les syndicats et tous les citoyens à rejoindre cet appel.

    Libellés :

    26 juillet 2006

    Action Mondiale des Peuples


    Du 19 août au 3 septembre auront lieu les rencontres européennes de l’AMP, structure internationale de coordination de groupes et de personnes partageant des luttes et des pratiques portées par des principes anticapitalistes et anti-autoritaires.




    Quelques-unes des thématiques :
    -preservation des espaces autonomes,
    -féminisme et questions de genre,
    -luttes anti-industrielles,
    -politiques migratoires,
    -développement d’alternatives écologiques autonomes,
    -âgisme,
    -accés à la terre,
    -luttes numériques…

    pour en savoir plus http://infoblog.samizdat.net/2006/06/30/action-mondiale-des-peuples/

    et pour un apercu plus complet de l’AMP et de cet évenement, et pour vous inscrire ( les lieux ayant des capacités d’acceuil limitées )
    http://pgaconference.org/fr

    Libellés :

    10 juillet 2006

    dEUS et de grands artistes contre l'extrême droite


    La charte 0110

    01/10 Anvers, Gand, Bruxelles

    Les élections communales auront lieu le 8 octobre prochain en Belgique.
    Ce n'est pas un secret, l'extrême droite n'attend qu'une chose, pouvoir s'emparer des grandes villes.

    Une semaine avant les élections, dEUS organisera une grande fête en espérant la défaite électorale des partis extrémistes, à moins qu'il ne faille célébrer la mort d'une Anvers libre et démocratique si leur pouvoir vient encore à s'accroître.

    La plupart des gens réprouvent la politique et les slogans simplistes de ces partis. C'est donc en l'honneur de cette majorité que les plus grands artistes du pays joueront le 1er octobre. Il n'y aura ni grand discours, ni jugement, ni accusation. La fête sera ouverte à tous, mais le message est clair: la Belgique mérite mieux que l'extrême droite.

    Nous fêterons ainsi la complexité de la vie en musique et en toute simplicité.

    Alors, rejoignez-nous à Anvers, Gand ou Bruxelles!

    Tom Barman

    - Les programmes

    Anvers:

    Vlaamse & Waalse kaai (Sud) 13h

    Presentation: Bart Peeters


    - Clouseau

    - dEUS

    - Douzi

    - Zita Swoon met Yasmine
    -Think Of One, Lais
    -Admiral Freebee
    -Axelle Red

    - Wannes Van De Velde


    Bruxelles
    Place de Brouckère 15h-18h30

    presentation: Annabelle Van Nieuwenhuyzen en Sam Touzani
    "De Laatste Showband"

    - Arno
    - Patrick Riguelle

    - Adamo
    - Balo
    - Mousta Largo
    - Laura Lynn

    - Daan Stuyven

    - Laïla Amezian

    - Rocco Granata

    - Reggie

    - A Brand
    - Akro

    - Manou Gallo

    - Monsoon

    - Axelle Red

    - Stijn

    - Marie Daulne + Jean Louis Daulne
    - Laïs

    - Rolan


    Gand

    Marché du vendredi, après 14h
    presentation : Wim Oosterlinck
    - Helmut Lotti
    - 't Hof van Commerce
    - Sioen
    - Luc De Vos
    - Monza

    - Will Tura

    - X!nk

    - Roland

    - Kris De Bruyne

    - Pieter
    -Jan De Smet

    - Steven De Bruyn

    - Kamagurka

    - Gunter Lamoot

    - Wouter Deprez
    - 'Folkkwadraat' met ...


    et ce n'est que le début !

    Libellés :

    01 juillet 2006

    Appel (urgent !!) du Réseau Education Sans Frontières


    Appel du
  • Réseau Education Sans Frontières

  • Pétition nationale : NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !
    cette pétition a recueilli 46034 signatures



    Vous pouvez vous aussi signer en ligne en cliquant sur le lien de RESF ci-dessus ou sur http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24

    Ou bien, vous pouvez, si vous le préférez, envoyer un email à l'adresse
    educsansfrontieres@free.fr
    pour confirmer votre engagement sur le texte proposé, ainsi qu'un message personnel de votre part, si vous le souhaitez.


    Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombe. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront.

    Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains.

    S’ils sont arrêtés, le grand jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges.

    A l’arrivée, ce sera pour la plupart l’extrême misère : pas de logement ou le bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en trouver.
    Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront pour les raisons pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs tortionnaires à l’étranger.

    Pour les enfants, pas d’école, dans des pays où la scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache derrière les chiffres records d’expulsions annoncés avec satisfaction par le ministre de l’Intérieur : des milliers de vies propulsées dans l’indigence et parfois achevées sous la torture !

    Vous avez un site web ? créez un lien vers la pétition nationale du RESF !
    760 sites web et blogs qui relaient la pétition "Nous les prenons sous notre protection"

    Libellés :

    24 juin 2006

    Deux femmes



    Je suis une femme
    Je suis une femme





    Je suis une femme née d'une femme dont l'homme acheta une usine.
    Je suis une femme née d'une femme dont l'homme travailla à l'usine.


    Je suis une femme dont l'homme porte des costumes de soie; qui surveille constamment son poids.
    Je suis une femme dont l'homme porte des costumes en lambeaux, dont le coeur est constamment serré à cause de la faim


    Je suis une femme qui éleva deux bébés qui devinrent de beaux enfants
    .
    Je suis une femme qui éleva deux bébés morts faute de lait


    Je suis une femme qui éleva des jumeaux qui allèrent au lycée et passèrent leurs vacances à l'étranger.
    Je suis une femme qui éleva trois enfants dont les ventres sont plats faute de nourriture .


    Mais un homme vint ;
    Mais un homme vint ;


    Et il raconta aux paysans qu'ils s'enrichiraient et que ma famille s'appauvrirait
    Et il me parla de jours meilleurs, et il fit des jours meilleurs .


    Nous devions manger du riz
    Nous mangions du riz


    Nous devions manger des haricots !
    Nous mangions des haricots


    On n'accorda plus de visa à mes enfants pour qu'ils puissent partir en vacances en Europe.
    Mes enfants ne pleuraient plus pour s'endormir .


    Et je me sentis paysanne
    Et je me sentis une femme .


    Une paysanne avec une vie ennuyeuse, dure, sans attrait .
    Une femme avec une vie qui lui permettait parfois de chanter .


    Et je rencontrai un homme.
    Et je rencontrai un homme.


    Et ensemble nous commençâmes à comploter avec l'espoir de retrouver la liberté.
    Je vis son coeur se mettre à battre avec l'espoir de la liberté, enfin .


    Un jour, le retour de la liberté.
    Un jour la liberté .


    Et alors,
    Mais alors,


    Un jour,
    Un jour,


    Il y eut des avions au-dessus de nos têtes et des fusils qui tiraient tout près.
    Il y eut des avions au-dessus de nos têtes et des fusils qui tiraient au loin.


    Je rassemblai mes enfants et rentrai chez moi.
    Je rassemblai mes enfants et courus .


    Et les fusils s'éloignèrent de plus en plus.
    Et les fusils se rapprochèrent de plus en plus.


    Et alors ils annoncèrent le retour de la liberté!
    Et alors ils arrivèrent, c'était de très jeunes hommes.


    Ils vinrent en compagnie de mon homme.
    Ils vinrent et trouvèrent mon homme.


    Ces hommes qui avaient presque tout perdu.
    Ils trouvèrent tous ces hommes qui ne possédaient que leur vie .


    Et nous trinquâmes pour fêter l'événement .
    Et ils les tuèrent tous .


    Les meilleurs apéritifs .
    Ils tuèrent mon homme .


    Puis ils nous invitèrent à danser .
    Puis ils vinrent pour moi .


    Moi .
    Pour moi, la femme .


    Et ma soeur .
    Et pour ma soeur .


    Alors, ils nous emmenèrent,
    Ils nous emmenèrent ,


    Ils nous emmenèrent dîner dans un petit club privé .
    Ils nous arrachèrent la dignité que nous avions gagnée .


    Et ils nous offrirent du boeuf .
    Et ils nous frappèrent .


    Les plats se suivaient sans cesse .
    Sans cesse ils étaient sur nous .


    Nous étions prêt d'éclater tant nous avions mangé.
    Coup de poing, immersion - les soeurs saignent, les soeurs meurent.


    C'était magnifique d'être libre à nouveau !
    C'était vraiment un soulagement que d'avoir survécu.


    Les haricots avaient maintenant presque disparu .
    Les haricots avaient disparu .


    Le riz, je l'avais remplacé par du poulet ou du steak .
    Le riz, je n'en trouve pas .


    Et les fêtes continuent nuit après nuit pour effacer tout le temps perdu .
    Et mes larmes silencieuses se joignent à nouveau aux cris nocturnes de mes enfants.


    Et je me sens à nouveau une femme .
    On dit que je suis une femme .



    Traduit de l'Américain par MVT

    Ce texte a été écrit par une ouvrière chilienne, en 1973, peu après l'assassinat du Président Allende . Une missionnaire américaine
    le traduisit et l'emporta avec elle quand elle fut expulsée du Chili .


    Si cela vous touche, copiez-collez, faites tourner, faites circulez.

    et merci à

  • Keridwenna
  • de l'avoir mis sur son blog où je l'ai trouvé

    Libellés :

    22 juin 2006

    Jeunesse


    Qui décide aujourd’hui et qui engage le sort et l’avenir des jeunes en France ?
    Réponse : Ce ne sont pas les jeunes : étrange ?




    Il fut un temps en effet où les fils étaient identiques aux pères, ils choisissaient le même métier, travaillant durs comme eux, les filles étaient identiques aux mères : cela s’appelait le poids de la tradition.


    Il fut un temps du bon goût des légumes et de l’air que l’on respire, l’eau ne sentait pas le chlore et sur les villes ne planait pas un plafond gris et bas.


    Aujourd’hui ce que vit une génération n’a pas de communes mesures avec la suivante.
    Pourtant ce sont des gens de générations complètement différentes de la jeunesse d’aujourd’hui qui engage l’avenir de ses enfants : étrange non ?

    extrait de l'édito de mai de Sagesse Primordiale, pour le lire
  • Edito de mai de Sagesse Primordiale

  • Libellés :

    17 mai 2006

    Non, nous ne nous tairons pas

    Contre la censure : publions le document Confidentiel Defense sur l’EPR

    A l’initiative de Greenpeace France et du Réseau Sortir du Nucléaire .

    Nous, citoyens, associations, élus, partis politiques déclarons solennellement être en possession du document Confidentiel Défense émanant d’EDF et portant sur la résistance de l’EPR aux chutes d’avion de ligne que la DST est allé chercher chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, au cours d’une perquisition le mardi 16 mai 2006.

    Stéphane Lhomme a été remis en liberté après plus de 14h de garde à vue et la DST a procédé à de nombreuses saisies à son domicile personnel (ordinateurs, téléphone portable...).

    A l’initiative de Greenpeace France et du Réseau Sortir du Nucléaire .

    Nous publions ce document confidentiel sur nos sites internet, publications ou tout autre moyen de rendre public ce document et encourrons à ce titre 75 000 euros d’amende et 5 ans de prison.

    Ainsi, nous nous élevons pour que cessent les attaques contre le droit à l’information des citoyens dans notre pays et la répression des opposants. C’est aujourd’hui ceux qui dissimulent les informations qui devraient être poursuivis.

    Nous appelons tous les citoyens à télécharger ce document et à le publier le plus largement autour de soi.

    Le document confidentiel défense est publié ce jour sur les sites internet suivants :

    -Greenpeace France : http://www.greenpeace.org/france/
    -Réseau “Sortir du nucléaire” : http://www.sortirdunucleaire.fr
    -Helène Flautre, présidente de la sous-commission des Droits de l’Homme au Parlement Européen : http://www.flautre.net/article.php3?id_article=235
    -Groupe des députés Verts au Parlement européen : http://www.verts-ale.org/index.htm
    -Les Verts France : http://lesverts.fr/
    -Dominique Voynet (sénatrice) : http://dominiquevoynet.net/
    -Jean Dessessard (sénateur) : http://www.desessard-senateur.org/article151.html
    -Noël Mamère (député) : http://noelmamere.org/
    -Martine Billard (député) : http://martinebillard.org
    -Yves Cochet (député) : http://yvescochet.net
    -World Information Service on Energy - WISE Amsterdam : http://www.antenna.nl/wise/

    Merci de faire circuler ce texte et merci de nous signaler toute publication du document confidentiel défense sur votre site internet ou publication pour communication nationale ultérieure.


    De : Sortir du nucléaire
    mercredi 17 mai 2006

    Libellés :

    20 mars 2006

    Manifestation nationale - pas de zéro de conduite pour les enfant de trois ans


    Manifestation nationale / Mercredi 22 mars 2006 / Paris

    13h30

    départ place DENFERT-ROCHEREAU en direction des ministères.



    Il apparait essentiel de travailler à une visibilité nationale de cette mobilisation de manière à permettre que les professionnels s'invitent dans le débat aujourd'hui public et médiatisé autour de la délinquance, de la prévention et de la protection de l'enfance.

    Le mercredi a été choisi pour favoriser la participation des personnels de
    l'éducation nationale de plus en plus confrontés à la mise en place de projets sur ces questions. Il apparait important de passer partout cette information de prendre contact et de s'organiser localement avec les organisation syndicales et les associations.

    Nous comptons sur tous pour contribuer à la réussite de cet objectif.

    http://www.abri.org/antidelation/index.php3
    http://www.abri.org/antidelation/_Collectif-National-Unitaire_

    Libellés :

    19 mars 2006

    Lettre à mon député - J-P Berlan, Directeur de Recherche Inra.


    "Toute activité gratuite, parce qu'elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profit.
    Une société totalitaire de délation est en gestation.
    Messieurs les Députés, ouvrez les yeux ! Nos libertés sont en danger."


    à diffuser sur demande de
    Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche Inra.

    Lettre à mon député,

    En 1845, le lobby des Fabricants de Chandelles, Bougies, Lampes, Chandeliers, Réverbères, Mouchettes, Éteignoirs, et des Producteurs de Suif, Huile, Résine, Alcool, et généralement de tout ce qui concerne l'Éclairage avaient pétitionné les députés dans les termes suivants :

    … Nous subissons l'intolérable concurrence d'un rival étranger placé, à ce qu'il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu'il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit; car, aussitôt qu'il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s'adressent à lui, et une branche d'industrie française, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n'est autre que le soleil, nous fait une guerre (si) acharnée …

    Nous demandons qu'il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, oeils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d'avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd'hui à une lutte si inégale.

    … Et d'abord, si vous fermez, autant que possible tout accès à la lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière artificielle, quelle est en France l'industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée ? "


    Le lecteur aura reconnu des extraits du pamphlet célèbre de Frédéric Bastiat, qui ferraillait contre les protectionnistes de son temps. Ce libéral conséquent avait pressenti le principe économique de notre modernité néo-libérale, la croissance illimitée, quelqu’en soit le coût : toute activité gratuite, parce qu'elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profit.

    Les êtres vivants commettent un crime impardonnable: ils se reproduisent et se multiplient gratuitement. Certains en éprouvent même du plaisir. Depuis plus de deux siècles, notre société livre à cette gratuité une guerre longtemps secrète dont la dernière bataille est en cours.

    En 1961, la convention de l’Union pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV) signée par les six pays fondateurs du Marché Commun cherche à stimuler la sélection clonale (le remplacement de variétés par un modèle ou génotype unique produit en autant de copies que nécessaire, un clone par conséquent) de plantes conservant leurs caractères héréditaires individuels d’une génération à la suivante (blé, orge, etc.). Dans ce cas, le facteur génétique n’a pas de prix au double sens paradoxal que sa valeur marchande est nulle car l’agriculteur le multiplie à satiété dans son champ, alors que sa valeur sociale est inestimable. Par exemple, le blé Etoile de Choisy, un clone de l’Inra, a, après la guerre, révolutionné la culture du blé en France. Cette convention laisse l’agriculteur libre de semer le grain récolté et tout clone (appelé à tort “ variété ”) reste une ressource génétique disponible pour poursuivre le travail de sélection.

    La version originale de l’UPOV satisfaisait les sélectionneurs de l’époque, de grands agronomes agriculteurs passionnés par la plante et travaillant avec les généticiens/sélectionneurs de l’Inra. Ce système fonctionnait bien. L’Inra pouvait faire respecter ce qu’il jugeait être l’intérêt public. Mais maintenant qu’un cartel de fabricants d’agrotoxiques contrôle les semences, l'Inra ne pèse pas lourd. De plus, les gouvernements successifs ont mis directement les chercheurs au service de transnationales qui n’entendent pas se contenter des profits, somme toute modestes, que la redevance UPOV et la règlementation administrative offrait aux agronomes-sélectionneurs. Le cartel exige maintenant d’en finir avec cette injustice de la reproduction gratuite des êtres vivants d’autant plus vite qu’il se heurte à une résistance populaire mondiale. Son but est de les stériliser par un moyen quelconque, administratif, règlementaire, biologique, ou légal.

    En 2001, le gouvernement Jospin a pris une mesure inédite de lutte contre la gratuité de la nature, la "Cotisation Volontaire Obligatoire" (George Orwell aurait aimé cette expression) pour les semences de blé tendre. Que l’agriculteur sème le grain qu’il récolte ou qu’il achète des semences, il doit payer une redevance à l’obtenteur ! Ce dispositif sera étendu à d’autres espèces. Une commission estimera le prix de cette marchandise nouvelle, le “droit à semer". Comment, puisqu’il y a pléthore et donc pas de marché ? Pourquoi pas un “ droit à respirer ” ? On ne pourra plus dire comme Mme du Deffants au temps de Louis XV : “ On taxe tout, hormis l’air que nous respirons ”.

    On connaît la technique emblématique des industriels des “sciences de la vie”, Terminator, la production de semences transgéniques dont la descendance est stérile - le triomphe de la loi du profit sur la loi de la vie. En 1998, Terminator avait soulevé une vague d'indignation telle que Monsanto avait dû annoncer qu'il abandonnait cette technique de stérilisation. En octobre 2005, l'Office Européen du Brevet a accordé le brevet Terminator dans l’indifférence. Monsanto et ses concurrents/alliés travaillent d'arrache-pied à cette méthode jamais abandonnée – c’est l’arme absolu contre la Vie - qui cible en priorité les paysans du Tiers-Monde – pour les soulager de la faim, nous affirment le cartel et ses affidés.

    En novembre 2004, l’Assemblée Nationale unanime (sauf le groupe communiste) avait transposé la Directive Européenne 98/44 de soi disant “brevetabilité des inventions biotechnologiques”. Tout ce qui transgénique est brevetable (article 4), ce qui, comme le montre l’exemple nord-américain mettra fin à la pratique fondatrice de l’agriculture, semer le grain récolté. Il est piquant que les communistes défendent maintenant les valeurs libérales – et significatif qu’ils soient seuls à le faire.

    La version 1991 du traité de l’UPOV confère à l’obtenteur le “ droit exclusif de produire, reproduire, conditionner au fins de la reproduction ou de la multiplication, offrir à la vente sous toute autre forme, exporter, importer, détenir à une des fins ci-dessus mentionnées du matériel de reproduction et de multiplication de la variété protégée. ” Par dérogation accordée par le Conseil d’Etat, l’agriculteur pourra semer le grain récolté.

    L’Assemblée Nationale discutera prochainement de la ratification de l’UPOV 1991 adoptée le 23 février par le Sénat. L’Union Européenne, le lobby des agrotoxiques et le gouvernement font passer pour une opération de routine technique la stérilisation légale et gratuite du vivant au profit d’un cartel de fabricants d’agrotoxiques exemptés dans les pays industriels des coûts de la mise au point de techniques biologiques aléatoires de stérilisation comme Terminator ou les Gurts - les méthodes de restriction de l’utilisation des gènes, la fabrication non pas de plantes stériles mais des plantes handicapées.

    En somme, le gouvernement demande au législateur de créer un privilège sur la reproduction des êtres vivants. Contre l'intérêt public. Contre celui des agriculteurs Au profit de producteurs de poisons. Au nom du libéralisme!

    Un privilège incite ceux qu’il lèse à tricher. La prochaine étape sera donc de créer une police génétique pour le faire respecter. En Amérique du Nord, Monsanto engage des entreprises de détectives privés pour débusquer les éventuels “pirates” et offre aux agriculteurs qui voudraient dénoncer leurs voisins une ligne téléphonique gratuite ( !). En Europe, la police génétique sera-t-elle privée ou publique ? C’est le choix que la Commission Européenne et le gouvernement imposeront au législateur. Est-ce un choix honorable ?

    Dans le même temps, la création d’un catalogue alternatif pour les variétés paysannes dites " de conservation " qui les protégerait de l’expropriation par le cartel, est au point mort.

    Dernière pierre du dispositif gouvernemental, le projet de loi sur la coexistence entre clones chimériques brevetés et clones traditionnels organise la pollution génétique. Il s’agit de créer le fait accompli en accélérant encore la destruction déjà catastrophique de la biodiversité. Il s’agit d’euthanasier l’agriculture biologique dont le seul tort est d’utiliser la gratuité de la Nature plutôt que des pétro-intrants marchands ruineux pour les humains, les sols, l’eau, bref, notre milieu de vie, au moment même où se ferme la parenthèse d’une pétro-agriculture industrielle obsolète fondée sur la thermodynamique du XIXè siècle !

    Une société totalitaire de délation est en gestation. De vote en vote, de règlement en règlement, de mesure en mesure, insensiblement, le législateur est aspiré dans une spirale funeste et détestable dont il ne voudrait à aucun prix si la propagande du cartel des chandelles transgénique ne le trompait pas.

    Messieurs les Députés, ouvrez les yeux ! Nos libertés sont en danger. Ne confiez l’avenir biologique de nos enfants et de notre planète aux fabricants d’agrotoxiques !

    Jean-Pierre Berlan
    Directeur de Recherche Inra

    à diffuser sur demande de Jean-Pierre Berlan...

    Libellés :

    09 mars 2006

    C'était hier...


    La journée de la femme, c'était hier.

    ....et hier je n'en ai pas parlé, je n'ai rien écrit, je n'ai pas "fêté" ce jour, ni relevé les propos de ceux, et celles, qui m'adressaient des voeux pour cette journée....
    Je n'aurais pas pu, je n'aurais eu ni le calme, ni le recul nécessaire pour le faire.

    Quelques jours avant déjà, je sentais frémir en moi une sourde révolte:
    LA journée de la femme, UNE journée sur 365

    Une journée pour parler de ces femmes oprimées, battues, violées, privées de leurs droits les plus élémentaires!

    Une journée pour parler des inégalités, des injustices sociales dont beaucoup trop encore font l'objet, et qui pour être moins violentes n'en sont pas moins difficiles à vivre et endurer, jour après jour.


    UNE journée pour en parler, la fêter, s'indigner, constater, commenter, souhaiter.........et puis l'oubli à nouveau, sauf pour quelques uns et quelques unes qui, encore et toujours, continueront de dire, de protester, d'oeuvrer.

    Alors non, je n'ai pas fêter la journée de la femme, je n'ai adressé aucun souhait à aucune d'entre elles.....

    C'est 365 journées de la femme par an que je souhaite.......!!!
    Sans féminisme exacerbé, sans vouloir qu'elle soit "plus que...", ou "comme..", mais pour qu'elle puisse ETRE elle, simplement, et "AVEC"

    Libellés :

    20 février 2006

    Contre le dépistage de la délinquance dés 3 ans - pétition à signer


    L'INSERME dans un rapport ou synthèse de pré-projet qui propose de dépister précocement les comportements des enfants potentielement délinquants dés le primaire, voir même avant 3 ans (http://www.inserm.fr/, il suffit de taper "troubles de conduites" dans le champ de recherche, le dossier de Presse se nomme : Troubles mentaux et prévention chez l'enfant).

    Pétition à signer et appel à cette adresse: http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=7765

    Source du dossier de presse:

  • INSERME


    Le site : http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=7765
    Appel à pétition et mobilisation des parents, des personnels d'éducation et de santé contre toute dérive de "sélection" des enfants s'appuyant sur ce rapport d'expertise.
    Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans

    Le gouvernement prépare actuellement un plan de prévention de la délinquance qui prône notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance. Dans ce contexte la récente expertise de l’INSERM, qui préconise le dépistage du « trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge, prend un relief tout particulier.

    Les professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme » et la notion « d’héritabilité [génétique] du trouble des conduites ». Le rapport insiste sur le dépistage à 36 mois des signes suivants : « indocilité, hétéroagressivité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas », etc. Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ?

    Devant ces symptômes, les enfants dépistés seraient soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories de neuropsychologie comportementaliste qui permettent de repérer toute déviance à une norme établie selon les critères de la littérature scientifique anglo-saxonne. Avec une telle approche déterministe et suivant un implacable principe de linéarité, le moindre geste, les premières bêtises d’enfant risquent d’être interprétés comme l’expression d’une personnalité pathologique qu’il conviendrait de neutraliser au plus vite par une série de mesures associant rééducation et psychothérapie. A partir de six ans, l’administration de médicaments, psychostimulants et thymorégulateurs devrait permettre de venir à bout des plus récalcitrants. L’application de ces recommandations n’engendrera-t-elle pas un formatage des comportements des enfants, n’induira-t-elle pas une forme de toxicomanie infantile, sans parler de l’encombrement des structures de soin chargées de traiter toutes les sociopathies ? L’expertise de l’INSERM, en médicalisant à l’extrême des phénomènes d’ordre éducatif, psychologique et social, entretient la confusion entre malaise social et souffrance psychique, voire maladie héréditaire.

    En stigmatisant comme pathologique toute manifestation vive d’opposition inhérente au développement psychique de l’enfant, en isolant les symptômes de leur signification dans le parcours de chacun, en les considérant comme facteurs prédictifs de délinquance, l’abord du développement singulier de l’être humain est nié et la pensée soignante robotisée.

    Au contraire, plutôt que de tenter le dressage ou le rabotage des comportements, il convient de reconnaître la souffrance psychique de certains enfants à travers leur subjectivité naissante et de leur permettre de bénéficier d’une palette thérapeutique la plus variée.

    Pour autant, tous les enfants n’en relèvent pas et les réponses aux problèmes de comportement se situent bien souvent dans le domaine éducatif, pédagogique ou social.

    Cette expertise INSERM intervient précisément au moment où plusieurs rapports sont rendus publics au sujet de la prévention de la délinquance. On y lit notamment des propositions visant à dépister dès les trois premières années de leur vie les enfants dont l’« instabilité émotionnelle (impulsivité, intolérance aux frustrations, non maîtrise de notre langue) [va] engendrer cette violence et venir alimenter les faits de délinquance ». On assiste dès lors, sous couvert de « caution scientifique », à la tentative d’instrumentalisation des pratiques de soins dans le champ pédopsychiatrique à des fins de sécurité et d’ordre public. Le risque de dérive est patent : la détection systématique d’enfants « agités » dans les crèches, les écoles maternelles, au prétexte d’endiguer leur délinquance future, pourrait transformer ces établissements de lieux d’accueil ou d’éducation en lieux de traque aux yeux des parents, mettant en péril leur vocation sociale et le concept-même de prévention.

    Professionnels, parents, citoyens, dans le champ de la santé, de l’enfance, de l’éducation, etc. :
    Nous nous élevons contre les risques de dérives des pratiques de soins, notamment psychiques, vers des fins normatives et de contrôle social.
    Nous refusons la médicalisation ou la psychiatrisation de toute manifestation de mal-être social.
    Nous nous engageons à préserver dans nos pratiques professionnelles et sociales la pluralité des approches dans les domaines médical, psychologique, social, éducatif... vis-à-vis des difficultés des enfants en prenant en compte la singularité de chacun au sein de son environnement.
    Nous en appelons à un débat démocratique sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants, dans un esprit de clarté quant aux fonctions des divers acteurs du champ social (santé, éducation, justice...) et quant aux interrelations entre ces acteurs.


    Libellés :

    17 février 2006

    Lettre à notre société


    Un texte mis par Charlyvale sur Onpeutlefaire.com, texte que j'ai aimé et eu envie de partager






    "J'étais sûrement un bon élément parmi les rangs. Normal, élevé et hypnotisé par tes soins, je me suis laissé faire et ai travaillé dur pour devenir ce bon travaillo-consommateur d'aujourd'hui.


    Je suis aussi et avant tout, un être vivant dépendant du petit cailloux que nous partageons depuis bien longtemps.

    Et bien voila, le statut dont tu m'as fait croire que c'était l'issue unique de mon existence ainsi que les objectifs qui y sont associés (croissance et emploi) n'est pas à mon sens compatible avec mon statut d'être vivant.

    Un choix est à faire, et le mien est aujourd'hui fait.

    Tu m'a fais passer une grande partie de ma vie à détruire la vie, et bien maintenant, je ne ferai plus partie de tes rangs d'esclaves et de prostitués.

    Je ne serais plus travailleur pour ton emploi et consommateur pour ta croissance.

    Je te quitte donc, refaire ma vie comme je l'entends aujourd'hui, le plus basiquement possible, en relayeur de la vie.


    J'irai planter et cultiver la vie, compte sur moi..."

    Libellés :

    29 septembre 2005

    Creative Commons, des contrats-type pour la mise à disposition d’œuvres en ligne.

    Description du projet iCommons en France


    Creative Commons propose des contrats-type pour la mise à disposition d’œuvres en ligne. Inspirés par les licences libres, les mouvements open source et open access, ces contrats facilitent l'utilisation d’œuvres (textes, photos, musique, sites web…).

    Toute exploitation d'une oeuvre (hors domaine public et exceptions) nécessite d'obtenir l'autorisation des titulaires de droit avant de pouvoir la reproduire, la diffuser sur les réseaux peer to peer ou autrement, ou l'adapter. En revanche, les licences Creative Commons autorisent à l'avance le public à exercer ces actes, selon certaines conditions

    Il ne s’agit pas d’assurer une protection technique aux œuvres placées sous licence Creative Commons, mais d'offrir plus de droits au public en l'informant que certaines utilisations sont consenties à titre gratuit.

    Les licences Creative Commons contribuent à diminuer les coûts de transaction : distribution, recherche automatique d'oeuvres, information sur le régime des droits, négociation en cas d'utilisation commerciale après l'option "Pas d'Utilisation Commerciale", rédaction d'autorisations d'utilisation ou de remix, procédure...

    http://fr.creativecommons.org/


    Libellés :

    27 septembre 2005

    «Raging Grannies» (les grand-mères en colère)


    Le mouvement «Raging Grannies» (les grand-mères en colère), né au Canada, regroupe les représentantes du troisième âge qui ont choisi d'«éveiller la conscience du public» par l'humour et le spectacle. «Nous nous déguisons et nous brodons des paroles de circonstance sur des airs connus», explique Ruth Zalph de Caroline du Nord : «Nous retenons l'attention des gens en les amusant. Personne n'écoute les discours.»


    Elles ont 60, 70 ans, sont parfois héritières des grandes causes des années 70, parfois frappées par une prise de conscience tardive. Entre conviction et conversion, ces centaines de femmes rassemblées en un réseau bien organisé ajoutent leurs voix peu banales à des revendications égalitaires tiers-mondistes et surtout pacifistes.


    Vous avez peut-être déjà vu les "Grands mères en colère" lors de grandes manifestations. Des dames habillées de manière extravagante qui ne passent jamais inaperçues.

    Le mouvement des "Raging Grannies" a vu le jour en 1987 à Victoria, aujourd'hui il est présent dans plus de 35 villes à travers le monde.


    Les "Raging Granies" font actuellement campagne contre les sweatshops, ces manufactures majoritairement installées dans les pays du tiers-monde et qui emploient des travailleurs à des salaires dérisoires.


    Quelques unes des "Raging Grannies" quebecoises, à la base de ce mouvement:


    Angela

    C'est après avoir perdu un emploi à l'âge de 48 qu'Angela est devenue militante. Elle s'est beaucoup engagée dans les mouvements syndicaux. Bien qu'elle ait toujours été contre la guerre, elle a tout de même fait un bref passage de 15 mois dans les Forces armées américaines, comme secrétaire et ensuite statisticienne.
    Encore aujourd'hui, elle semble surprise d'avoir travaillé pour le gouvernement américain. "Moi qui étais si pacifique", affirme la dame de 68 ans.

    Anna-Louise

    A 55 ans, cette mère de deux adolescents est la plus jeune membre des "Grands mères en colère". Anna-Louise ne laisse pas ses enfants indifférents lors de ses apparitions publiques. "La première chose qu'ils font, c'est surveiller la réaction des gens autour de nous. Si ça rit, ils sont fiers des Mémés!" raconte la travailleuse communautaire.


    Louise-Édith

    Cette femme de 64 ans ne semble pas connaître le mot "inactivité". Depuis 25 ans, elle donne des ateliers de thérapie par l'art; elle détient un diplôme de l'École des beaux-arts, un baccalauréat en musique, et elle a fait des études en design de mode.
    Cofondatrice des Grannies, Louise-Édith est très convaincue des causes qu'elle défend: "Je n'irais pas dans des manifestions habillée comme ça si ce n'était pas pour défendre quelque chose!"

    Gisèle

    Grand-maman de huit petits-enfants, Gisèle a travaillé dans le domaine hospitalier toute sa vie. Elle a joint les "Raging Grannies" il y a maintenant un an.


    Yvette

    A l'âge de 75 ans, Yvette est la doyenne des Grannies. Le militantisme pour cette grand-mère, c'est une affaire de famille.
    Ses enfants et ses deux petites-filles sont également des personnes engagées socialement. Outre les "Grands mère en colère", elle est membre de plusieurs autres groupes militants comme Greenpeace, l'Union paysanne ou encore Ahisma, un organisme pour la défense des animaux.

    Libellés :