Pour parler de simplicité volontaire, partager ses trucs, astuces, trouvailles et découvertes en la matière. ***************************************************************************** Mais aussi pour parler écologie, altermondialisme, tout ce qui peut rendre notre monde et notre avenir plus beaux et plus ensoleillés

28 juillet 2009

Devine, qui papillonne au jardin ?

Les 1er et 2 août 2009, participez à la 3e édition de « Devine, qui papillonne au jardin ? »
Grâce à votre collaboration, Natagora peut suivre au fil des ans l’évolution des populations de papillons dans nos jardins.

Cette année le grand comptage national a lieu le week-end des 1er et 2 août, et Natagora vous invite à y participer. Votre collaboration assurera ainsi un suivi de la biodiversité.

Vous trouverez une brochure détaillée à télécharger sur le site www.papillonsaujardin.be. Celle-ci vous permettra de déterminer les différentes espèces de papillons les plus fréquemment observées dans nos jardins et de noter vos observations. Pas besoin d’être un spécialiste pour y participer.

Vous trouverez également sur le site une liste de fleurs qui les attireront dans votre jardin !

(source IEW)

Libellés :

20 janvier 2007

Pour la Terre, pour nous: boycottons !!


De " Terre Sacrée": un message à lire... et à suivre

"Nous avons reçu de Sophie Miranda, notre graphiste bien aimée, le 16 janvier 2007 :

Dis Michel, j'ai une idée ooops. Tu ne pourrais pas faire une page "boycott" ? Il y aurait tellement de choses à boycotter sans que cela interfère dans une vie occidentale et qui feraient un grand bien à notre planète. Je ne crie pas au végétarisme ! (j'en serais moi-même incapable), mais par exemple boycotter l'or, les pierres précieuses, l'ivoire, les mouchoirs en papier, les produits suremballés, les fourrures, les bois précieux, la captivité d'animaux exotiques, les produits OGM, les aérosols, la climatisation, les zoos marins (la plupart des dauphins se laissent mourir de tristesse, ils sont constamment remplacés mais on se garde bien de nous le dire), etc, etc ...


Il suffirait juste d'agrémenter la page de quelques photos et liens effroyables comme celui-ci par exemple, qui ne peut que convaincre de bannir les mouchoirs en papier : Boycotter les Kleenex - Atelier naturel. J'aurais juste un point de vue différent quant à la remarque suivante : "boycotter la marque Kleenex, et toutes les marques qui n'utilisent pas suffisamment de matière recyclée".

Simplement, boycottons TOUS les mouchoirs en papier afin d'employer la matière recyclée au bénéfice de produits utiles.

J'avoue avoir contribué au carnage de Kleenex. Mais je ne pensais pas à l'époque me moucher avec les forêts millénaires du Canada et inconsciente que j'étais, je n'imaginais pas que l'on puisse utiliser de telles merveilles de la nature à des fins aussi superflues.

Notre planète s'appauvrit de jour en jour. Il est donc primordial de s'interroger et de s'informer. Ai-je réellement besoin du produit que je veux acheter ? Quelles sont les conséquences sur l'environnement auxquelles je vais participer ?

Dans ce monde de sur-consommation, le boycott reste la seule arme de l'eco-citoyen. Seule notre consommation nous rend attractif au vu des multinationales et des gouvernements manipulés par ces lobbies. Nous vivons aujourd'hui dans un monde où une carte de crédit a plus de pouvoir qu'une carte électorale. Et bien montrons à tous ces magnats que nous sommes encore maître de notre conscience et consommons intelligemment. En premier lieu, consommons local. Nous devons privilégier les fournisseurs locaux et bouder le plus possible les multinationales. Ensuite, donnons une seconde vie aux produits au travers d'actions solidaires.
Transnationale.org analyse 11000 grandes entreprises mondiales, en clair 11000 idées de boycott !


Gardons en mémoire la déclaration de Patrick Le Lay (PDG de TF1) en 2004 :
«Mais dans une perspective "business", soyons réaliste. A la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible»



Je pense que cette page pourrait guider les bonnes consciences dans leurs actions. Nous sommes conscients du futur mais aussi conscients de notre impuissance à changer les choses, et boycotter c'est s'ôter ce ressentiment tant amer de totale impuissance, qu'en penses-tu ?


Nous devons tous participer au changement si nous voulons y croire.

Et à tous les inconscients qui attendent encore après les dirigeants, je n'aurais qu'une chose à leur dire : pour une fois, rêver peut tuer.

Bizes,
Sophie

http://terresacree.org

Libellés :

13 janvier 2007

5 minutes pour la planète




Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement
Climatique !



L'Alliance pour la Planète (groupement national d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète :

tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er
février 2007 entre 19h55 et 20h00.

Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes
d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action !

5 minutes de répit pour la planète : ça ne
prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ?


Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts
climatiques des Nations Unies. .
Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette
occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et
politique, moins de trois mois avant l'élection présidentielle!

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous* et dans tous vos
réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95

Libellés :

11 janvier 2007

En Wallonie: PGDA


La Région wallonne - Direction générale de l'Agriculture (DGA) -
Direction du Développement et de la Vulgarisation
&
NITRAWAL




vous invitent à
des séances d'information sur le nouveau programme de gestion durable de l'azote (PGDA)

dans toute la Wallonie :

11/01 (13h30) à Waremme (IPES)

en collaboration avec les Services agricoles de la Province de Liège

infos : 085273496 ou 085845857

18/01 (13h30) à Herve (Espace de l'Hôtel de Ville)

en collaboration avec l'Echevinat de l'Environnement et de l'Agriculture de la Ville de Herve

infos : 080440628 ou 085845857

19/01 (13h30) à Malmedy (salle du Monastère)

en collaboration avec la Ville de Malmedy et les AREDB de Malmedy et Stavelot-Vielsalm

infos : 080440628 ou 085845857

19/01 (13h30) à Thorembais-St-Trond (à la Ville de Wavre)

infos : 010233763 ou 081627313

23/01 (13h30) à Braine-le-Comte (Scaubecq)

en collaboration avec les Comices agricoles de Braine-le-Comte et Ecaussines, d’Enghien, de Soignies, et de Le Roeulx et la FWA

infos : 068274420 ou 069671551

25/01 (13h30) à Nivelles (Commanderie de Vaillampont)

infos : 010233763 ou 081627313

26/01 (13h30) à La Reid (IPEA)

en collaboration avec le Centre d'Enseignement Agronomique de La Reid

infos : 080440628 ou 085845857

29/01 (13h30) à Meyerode (Saal Brühl-Michels, en allemand)

infos : 080440628 ou 0499186926

29/01 (20h) à Strée-Beaumont (Salle Désiré, rue de la Station)

en collaboration avec les Communes de la Botte du Hainaut : Beaumont, Chimay, Froidchapelle, Momignies et Sicry-Rance

ainsi que les Comices de la région de Thuin

infos : 071599090 ou 071685553

30/01 (13h30) à Kain (Salle du reposoir)

en collaboration avec les Comices agricoles de Tournai et de Péruwelz-Leuze et la FUGEA

infos : 068274420 ou 069671551

30/01 (20h) à Seneffe (Salle de l'Administration communale, rue Lintermans)

en collaboration avec le Comice agricole de Seneffe

infos : 071599090 ou 081627313

31/01 (13h30) à Namur (Moulins de Beez)

infos : 010233763 ou 081627313

31/01 (20h) à Biron-Erezée (Salle de la Fontaine St-Pierre)

en collaboration avec le Comice de Durbuy

infos : 083231680-81-82 ou 071685553

01/02 (13h30) à Huy (ISI, rue St Victor)

en collaboration avec la Haute-Ecole Charlemagne - ISI de Huy

infos : 085273496 ou 085845857

02/02 (13h30) à Walhorn (Haus Haarna, en allemand)

infos : 080440628 ou 0499186926

06/02 (13h30) à Ath (Institut provincial d'Agriculture)

en collaboration avec les Comices agricoles d’Ath-Flobecq, de Lessines, de Péruwelz-Leuze

infos : 068274420 ou 069671551

06/02 (20h) à Gerpinnes (Salle des Fêtes, place des Combattants)

en collaboration avec le Comice agriole de Châtelet-Gerpinnes

infos : 071599090 ou 071685553

07/02 à Lischert (Maison de village)

en collaboration avec les Comices agricoles d'Arlon et de Messancy

infos : 061221059-60 ou 071685553

08/02 (20h) à Ciney (Centre de Zootechnie)

en collaboration avec les Comices agricoles du Condroz et de Famenne-Ardenne

infos : 083231680-81-82 ou 071685553

09/02 (13h30) à Havay-Quévy (Salle Le Bonnet, Route de Mons 47)

en collaboration avec le Comice agricole de Mons-Boussu-Quévy

infos : 071599090 ou 081627313

12/02 (13h30) à Jurbise (Salle Jacques Galant, rue des Moustiers)

en collaboration avec le Comice agricole de Lens

infos : 071599090 ou 081627313

13/02 (20h) à Virton (Complexe sportif)

en collaboration avec le Comice agricole de Virton

infos : 061221059-60 ou 071685553

15/02 (13h30) à Philippeville (CARP, route de Givet)

infos : 083231680-81-82 ou 071685553

20/02 (20 h) à Chiny (Salle du Foot)

en collaboration avec le Comice agricole de Florenville

infos : 061221059-60 ou 071685553

22/02 (13h30) à Vielsalm (Autrucherie)

en collaboration avec le Comice agricole de Vielsalm

infos : 061221059-60 ou 071685553
Deux séances ont déjà eu lieu :

18/12 (13h30) à Libramont (salle du Football)

infos : 061221059-60 ou 071685553

en collaboration avec le Comice de Neufchâteau

19/12 (20h) à Ouffet (Institut St-Joseph)

infos : 0479613861, 085273496 ou 085845857

organisée par l'AREDB du Condroz liégeois, du Comice agricole du Condroz liégeois et du CETA de Comblain Fairon
------------------------------------------------------------
PROGRAMME
- Accueil
- Début de séance et mot de bienvenue
Evolution de la législation nitrate en Wallonie
- Introduction et historique par la DGA - Direction du Développement et de la Vulgarisation
- La législation nitrate applicable partout en Région wallonne
par Nitrawal
- La législation nitrate spécifique aux zones vulnérables
par Nitrawal
- Conclusions et perspectives
par la DGA - Direction du Développement et de la Vulgarisation
- Questions – réponses
avec la participation de la Direction de l’Espace rural, pour tout renseignement concernant la mise aux normes
------------------------------------------------------------
Contexte :
Fin 2005, comme d'autres Etats membres, la Région wallonne a été condamnée pour transcription incomplète de la directive Nitrate en droit régional. Par conséquent, un nouveau programme de gestion durable de l'azote (PGDA) a été proposé.
Qui est concerné :
Tous les agriculteurs ayant des animaux ou des cultures
Thèmes abordés :

- La législation nitrate applicable dans toute la Wallonie

- La nouvelle délimitation des zones vulnérables

- La législation spécifique aux zones vulnérables

- Les normes d’épandage

- La liaison au sol

- Les périodes d’épandage

- Les conditions d’épandage

- Les conditions de stockage

- La mise aux normes
Invitation cordiale à tous. N’hésitez pas à diffuser cette invitation à toutes les personnes susceptibles d’être intéressées.
------------------------------------------------------------
Informations :

Région wallonne - DGA

Direction du Développement et de la Vulgarisation

Services extérieurs

&

Nitrawal

------------------------------------------------------------

Le programme de gestion durable de l'azote (zones vulnérables, taux de liaison au sol, épandage) change dès le 1er janvier 2007.

AVIS AUX AGRICULTEURS : Vos capacités de stockage des effluents sont-elles en ordre et suffisantes ? Si non, ne tardez pas à contacter dès à présent la DGA ou NITRAWAL. Posez également la question à vos voisins et invitez-les aux séances d'informations organisées sur ce thème.
Le bien-être des animaux est repris dans la conditionnalité à partir du 1er janvier 2007

Libellés :

06 janvier 2007

Kokopelli condamné en cour d'appel de Nîmes

L’association Kokopelli défend, promeut, conserve les semences de variétés anciennes depuis de nombreuses années. Forte de 5500 membres, l’association Alésienne cultive, par le biais d’une douzaine de producteurs et de ses membres, plus de 2.000 variétés de fleurs, céréales et légumes anciens ; ce qui fait d’elle le plus important réservoir génétique français qui soit accessible à tous.




Sur ses fonds propres, Kokopelli collecte, conserve, multiplie, les semences, héritées de 10.000 ans de sélection familiale constituant le plus ancien et peut-être un des plus précieux des patrimoines communs à l’ensemble de l’humanité.


Au mois de mars 2006, Dominique Guillet, président de l’association Kokopelli, a été relaxé par le tribunal d’Alès, du chef d’accusation : « vente de semences non inscrites ».

La Cour d’Appel de Nîmes, saisie en appel par le Parquet, le GNIS* et la FNPSP* vient d’en décider tout autrement (jugement du 22/12/2006) :

- 17.130 euros d’amendes
- 2 x 1 euro de dommages et intérêts
- 2 x 300 euros de dédommagement
- près de 2000 euros de frais de publication du verdict et affirmation de la culpabilité de M. Guillet pour vente de semences non inscrites.

Il est important de noter que Monsieur l’Avocat Général avait, à l’audience, demandé la relaxe de Dominique Guillet et considéré que l’appel n’était pas recevable, puisque pas effectué devant la bonne cour…

Au mépris des actuelles directives européennes, Madame la Présidente s’est appuyée sur un texte pétainiste qui régit la commercialisation des semences. Un texte vichyste permet encore aujourd’hui de condamner un citoyen oeuvrant pour l’alimentation des générations futures !!! A l’heure où nos « responsables » politiciens s’enflamment pour la biodiversité en danger, pour l’écologie, érigeant en écosalvateurs Al Gore et Hulot, le plus sacré de nos biens est pillé, spolié, séquestré. La maison brûle, le grenier est plein des semences des années futures et le gouvernement, non seulement, ne regarde pas ailleurs, mais alimente le brasier, pour le plus grand profit des multinationales de la semence et l’intérêt financier d’une infime minorité.

Notre patrimoine semencier sert en effet, à notre insu, de base génétique à la création brevetée des hybrides (supercherie sémantique) et des OGM (chimères génétiques). Nous sommes dépossédés de nos racines, de notre culture, par le lobby des groupes semenciers.

Nul doute qu’une telle dérive va être à l’ordre du jour de la création de l’ONU-Environnement, organisé par notre Président de la République, les 2 et 3 février prochains. Comment peut-on se soucier d’environnement, sans prendre en considération le devenir alimentaire de la planète ? « L’appel de Paris » sera en faveur des semences anciennes, puisque reproductibles dans le champ du paysan, dans le jardin du maraîcher, garantes d’une adaptation aux perturbations climatiques et à l’arrivée du Peak Oil. Contrairement aux technologies semencières « modernes », totalement créancées pour être dépendantes du pétrole.

L’état Français soutient des structures privées d’annexion du patrimoine et la justice française cautionne l’état dans ses dérives. En effet, la directive européenne 98/95 permet la création d’une liste de conservation des semences en risque d’érosion génétique. La France a transcrit cette directive, mais ne l’applique pas. En condamnant Kokopelli, l’état français exprime le dédain et le mépris avec lequel il traite la diversité génétique transmissible. La France, régulièrement sanctionnée par l’Europe pour non-respect des décisions communautaires (dernièrement encore, non transcription de la 2001-18, relative aux OGM), préfère gaspiller l’argent des contribuables en payant des pénalités, au lieu d’anticiper en favorisant la répertorisation de notre patrimoine génétique cultivé. Kokopelli assure une mission de salubrité publique. L’association devrait bénéficier, comme le prévoit le Traité de Rome et la FAO, de subsides publics.

Cette évidence n’est pas la priorité de nos dirigeants : au lieu de prévoir (pour une fois) et d’investir de façon cohérente dans une véritable dotation au futur, la justice française préfère réprimer de façon inique et inconsidérée. Les fruits des semences anciennes sont plébiscités par nos concitoyens et les professionnels : plus de goût, formes attrayantes, résistance aux maladies acquises par coévolution avec les facteurs pédoclimatiques, etc... Toutes ces raisons devraient inciter le gouvernement à reconnaître le travail de l’association Kokopelli, dont les graines répondent aux besoins multiples des jardiniers, paysans et consommateurs.

Nous n’avons nul besoin des technologies transgéniques : avec les semences de pays (anciennes), nous disposons de tout le matériel génétique nécessaire pour subvenir à nos besoins, au grand drame des marchands de nécrotechnologies.

Il est temps de cesser de déléguer notre avenir à des scientistes ou à des groupuscules corporatistes. L’eau et les semences libres sont indispensables à notre survie. Les semences ne se suffisent d’aucun qualificatif, elles doivent ETRE, tout simplement.

L’association Kokopelli se fait un devoir de se pourvoir en Cassation et d'assigner l’état Français devant la Cour Européenne de Justice, de façon à obtenir l’application du droit pour les générations futures.

Il est indispensable, en respect de la directive CEE 98/95, de constituer un répertoire de la diversité biologique cultivée existante pour lequel l'inscription doit être libre, gratuite et facultative.

En cette période de vœux et de bonnes résolutions, en cette période de promesses électorales (dont par expérience, on connaît l’assiduité de ceux qui les font, à les tenir…), il ne faut formuler ni vœux, ni promesses. Il est un devoir incontournable : libérer les semences de vie et l’accès à celles-ci pour tous.

Au-delà de la volonté de mainmise sur le vivant, dont font acte les multinationales, soutenues par l’état, nul n’a le droit d’imposer la génétique semencière de demain. Les hybrides ont montré leurs limites, les OGM (refusés par 85 % des consommateurs) sont une faillite sanitaire et technologique. Les semences reproductibles, issues des variétés de population, constituent certainement, sur les acquis de 10.000 ans de recherche, une des grandes solutions d’avenir.

Contact : Raoul JACQUIN-PORRETAZ
04-67-97-50-18
e-mail : raoul@kokopelli.asso.fr


* GNIS : Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants
* FNPSP : Fédération Nationale des Industriels de la Semence

Libellés :

05 janvier 2007

Promesse électorale, promesse éphémère


Paroles, paroles, paroles et encore des paroles....semées au vent par le Conseil Régional d'Auvergne

non seulement promesse non tenue, mais financement....avec l'argent du contribuable bien sur





Courriel de Cyber@cteurs:

"Le Conseil Régional s'apprête à voter une subvention au programme "Semences de demain" du pôle de compétitivité Céréales Vallée d'un montant de 700 000 € réparti sur les trois prochaines années. Ce projet "Semences de demain" a pour but de développer de nouvelles variétés de céréales.


Les membres fondateurs et partenaires de ce pôle sont : LIMAGRAIN, BIOGEMMA, ULICE, JACQUET SA, UCGAI, LIMACLUB, DOMAGRI, BARBIER, MERISTEM THERAPEUTICS, WESTHOVE SA, BASF, NUTRIXO, L'INRA, etc...........

Certains de ces partenaires sont connus pour leurs expérimentations de plantes génétiquement manipulées de plein champ, avec pour objectif le brevetage du vivant, conformément aux intérêts des multinationales de l'agrochimie semencière et de l'agro-alimentaire.

Qu'est devenu l'engagement électoral du Conseil Régional de faire de l'Auvergne la 1ère région Bio de France ?

En conséquence, nous demandons au Conseil Régional d'annuler cette subvention de 700 000€ au pôle de compétitivité Céréales Vallée. Une expertise fine et indépendante sur les finalités de ce programme doit être réalisée pour garantir aux contribuables auvergnats que l'argent public ne sera pas utilisé pour des plantes génétiquement manipulées ou leurs équivalents de plein champ.

C'est important et urgent, il ne reste que peu de temps, et nous pouvons en nous mobilisant massivement rappeler que si cette subvention est votée nous en tiendrons compte aux prochaines échéances électorales.

2 moyens d'infléchir ce vote, ils peuvent être bien sûr envisagés ensemble ou indépendamment:

- être présent à la manifestation devant le Conseil Régional d'Auvergne le 9 janvier à 08.30.

- participer à la cyber @ction

Merci pour nos amis auvergnats et pour nous tous.

Faire suivre largement sans hésitation!

VENEZ MANIFESTER LE 9 JANVIER 2007

(jour du vote du budget du Conseil Régional d'Auvergne)
à 8 h 30 devant le Conseil Régional,
entrée rue Urbain II et place Delille par la maison de l'innovation à Clermont-Ferrand "


....et pour signer la pétition c'est là :
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=134

Libellés :

04 janvier 2007

La Marche du Vivant


Nous avons à relever maintenant le plus beau défi que notre humanité ait jamais eu à relever au cours de son histoire : arrêter nos propres programmes d’autodestruction, et transformer la société par une évolution de l’art de vivre. SOYEZ LE CHANGEMENT QUE VOUS SOUHAITERIEZ VOIR DANS LE MONDE (Gandhi)



LA MARCHE DU VIVANT

Départ dans le Sud de la France (Bugarach, Aude) début février 2007, arrivée à Paris en mai entre les deux tours des élections présidentielles. Tout au long de la Méridienne Verte, notre caravane ira a la rencontre des habitants des villes et des villages traversés, proposant des cercles de parole, des documentaires, des conférences, des expos…L’accent sera mis particulièrement sur le spectacle vivant comme outils d’expression.

La Marche du vivant est une création collective, un mouvement populaire exempt de toute organisation politique ou religieuse, donc pas de banderoles ni d’étiquettes, mais des individus portant le message du vivant, c’est-à-dire tout ce qui peut contribuer à l’amélioration des conditions de vie (environnement, santé, éducation, communication non-violente, etc).

Cet évènement est l’occasion de relayer informations et réflexions en créant un immense forum ouvert à tous dans lequel seront mis en avant les expériences de ceux qui adoptent un mode de vie respectueux et harmonieux vis à vis d’autrui et de l’environnement. En effet les alternatives ne sont pas utopiques ; nombreux sont les chercheurs, pionniers, artistes et autres citoyens déjà largement engagés dans cette réalité . Plus nombreux encore sont ceux qui s’interrogent, demandent à connaitre, à comprendre, qui aimeraient vivre autrement sans toutefois se marginaliser… Le but n’étant pas de quitter la société mais de la transformer de l’intérieur, il est urgent et nécessaire de nous rencontrer et de partager ensemble et avec le plus large public possible, nos savoirs-faire et savoirs-être.

Profitons de cette période électorale où l’attention se porte sur les enjeux actuels, pour consolider et affirmer nos choix. Plus nous nous montrerons, plus notre démarche, optimiste et concrète, sera comprise par l’ensemble, et ralliée.

Rejoignez nous à tout moment et pour la durée de votre choix !

Pour plus d’informations (dates, parcours, évènements ponctuant la marche) :

  • lamarcheduvivant.org

  • Contact : rdvolution@no-log.org / 06.61.33.71.63.

    Libellés :

    01 janvier 2007

    un site à visiter


    Ligue ROC, Hubert Reeves = un site pour agir et se retrouver: "Biodiversité 2007"
    une nouvelle ambition pour le patrimoine naturel
    parce que....





    "Nous traversons une crise inquiétante : celle de la perte continue d’espèces végétales et animales dont on ignore à quel stade elle s’arrêtera, si elle s’arrête...

    Deux solutions : ou nous nous mobilisons comme nous savons le faire pour résister à l’oppression, ou nous acceptons l’élimination espèce après espèce de tout ce qui vit...

    Des citoyens de tous horizons, directement ou à travers une association, informés des risques liés à la perte de biodiversité - risques accrus par le réchauffement climatique -veulent que les pouvoirs publics prennent en compte ce problème et donc le sort réservé à leurs enfants et aux enfants de leurs enfants.

    Les échéances électorales de 2007 sont, plus que jamais, décisives si l’on veut inverser le cours des choses.

    Choisir qui gérera ce futur inconnu nécessite en effet de connaître les propositions des candidats et de les confronter aux exigences de ce qu’il faut faire pour notre avenir.

    Ce site est un "outil politique" au service de la démocratie participative pour enrichir la démocratie représentative.

    Hubert Reeves et la Ligue Roc ont voulu ce site et vous invitent à l’explorer pour découvrir des pistes, pour en inventer d’autres...

    ...et choisir les meilleures possibles. "

    http://www.biodiversite2007.org/

    Libellés :

    02 septembre 2006

    On y pense.....

    Alors que la consommation mondiale est en moyenne de 140 litres d’eau par jour, un milliard de personnes ne disposent même pas de 20 litres.

    Nos maisons sont pleines de polluants : aérez vos pièces pendant dix minutes par jour pour renouveler l’air, après avoir éteint le chauffage, bien sûr.


    La nature est magnifique, n’y laissez pas vos détritus : un chewing-gum met cinq ans à se dégrader, l’emballage d’un hamburger cinq cents ans.

    L’avion est le moyen de transport le moins écologique : si vous n’allez pas trop loin, prenez le train. Evitez les 4 X 4, de loin les voitures les plus polluantes.

    La climatisation augmente l’effet de serre à cause du fluide frigorigène qui s’en échappe et nécessite beaucoup de carburant

    Libellés :

    26 août 2006

    Vous n'avez que jusqu'au 31 août pour.....


    Jusqu'au 31 août pour soutenir l'agriculture biologique, après ce sera peut-être trop tard, ou en tout cas beaucoup plus difficile





    Programme de développement rural : consultation du public




    L’agriculture biologique peut être soutenue



    La France élabore pour la période 2007-2013 sa programmation de développement rural en conformité avec la réglementation européenne.
    Six programmes de développement rural sont en cours d'élaboration :
    -un pour l'hexagone (métropole hors Corse),
    -un pour la Corse
    -un pour chaque département d'outre-mer.

    Ces projets doivent contribuer à la mise en valeur économique, sociale et environnementale des territoires ruraux.

    Une consultation du public est ouverte du 1er au 31 août 2006 sur les effets sur l'environnement du projet de programme de développement rural pour l'hexagone (PDRH), concernant uniquement la France métropolitaine.



    Cette programmation peut enfin permettre de rémunérer les bénéfices sociaux et environnementaux de l’agriculture biologique.
    Toutefois, dans l’état actuel de la situation, cette rémunération de reconnaissance de l’agriculture bio est facultative, tout comme l’aide à la conversion vers l’agriculture biologique : c’est-à-dire que chaque Préfet de région choisi ou non de retenir ces deux mesures dans son plan régional.

    Il est absolument essentiel pour la cohérence de l’agriculture biologique française et son développement que TOUTES les régions inscrivent les deux mesures « maintien de la bio » et « conversion bio » dans leur programme.
    Nous vous invitons par conséquent à consulter le tableau situé aux pages 44 et 45 du document soumis à consultation (téléchargeable à :
  • www.agriculture.gouv.fr


  • puis à renvoyer à la question n°7 une réponse inspirée de ces trois modèles (selon la situation de votre région).



    1-Dans le cas où votre région a uniquement une croix, mais ni « C » ni « C et M » :

    "Nous soutenons l’inscription de l’agriculture biologique comme enjeu environnemental prioritaire pour notre région (comme d’ailleurs pour l’ensemble du territoire français).
    Toutefois, nous constatons dans le tableau soumis à consultation que notre région semble n’avoir retenu aucune mesure de soutien à ce mode de production agricole. Par conséquent, nous demandons l’inscription de la mesure « conversion » et de la mesure « maintien » sur l’ensemble du territoire régional. Ces deux mesures doivent être prioritaires."



    2-Dans le cas où votre région porte la mention « C » uniquement :

    "Nous soutenons l’inscription de l’agriculture biologique comme enjeu environnemental prioritaire pour notre région (comme d’ailleurs pour l’ensemble du territoire français). Toutefois, nous constatons dans le tableau soumis à consultation que notre région semble avoir retenu uniquement la mesure de soutien aux conversions, mais pas celle qui permet de soutenir les agriculteurs biologiques déjà convertis. Par conséquent, nous demandons l’inscription non seulement de la mesure « conversion » mais également de la mesure « maintien » sur l’ensemble du territoire régional. Ces deux mesures doivent être prioritaires."



    3-Dans le cas où votre région porte la mention « C et M » :

    Nous soutenons l’inscription de l’agriculture biologique comme enjeu environnemental prioritaire pour notre région (comme d’ailleurs pour l’ensemble du territoire français). Par conséquent, nous nous réjouissons du choix d’inscrire à la fois la mesure « conversion » et la mesure « maintien » sur l’ensemble du territoire régional."



    Le lien avec le formulaire de consultation
  • consutation - questionnaire




  • Réponse possible par courrier électronique à l’adresse :

    consult-pdrh.dgfar@agriculture.gouv.fr

    ou par voie postale, à l'adresse suivante :
    Ministère de l'Agriculture et de la Pêche – DGFAR – Mission Europe et régions « Enquête PDRH »
    78 rue de Varenne - 75349 PARIS 07 SP

    Merci de votre soutien !

    Libellés :

    15 août 2006

    Manifeste de l'Alliance pour la planéte


    Face à l’urgence écologique et à la crise environnementale, pour la première fois en France, les principales associations de la société civile ont décidé de s’allier pour construire un véritable pouvoir et de proposer une vision novatrice et des actions collectives et coordonnées, en créant L’ALLIANCE pour la planète.


    La première action de l’ALLIANCE, intitulée « Quelle France pour 2012 ? », va consister à interpeller les candidats aux élections 2007, afin que les mesures demandées par les associations écologistes depuis des années soient réellement mises en application.
    D’autres actions symboliques de thématiques environnementales globales telles que les OGMs, le bio, l’énergie et l’habitat, l’emploi et l’environnement, l’eau, la publicité, etc., sont programmées

    LE MANIFESTE DE L’ALLIANCE

    Nous ne pouvons plus nous voiler la face, le diagnostic de la communauté scientifique est clair : la situation environnementale de la Terre est désastreuse, et les dégâts causés à la planète touchent en premier lieu les plus démunis. Il est
    urgent de mettre en œuvre au plus vite des mesures lucides et courageuses afin d’assurer la survie de notre planète et de ses espèces, y compris celle de notre propre espèce.

    Nous, ONGs, agissons depuis plusieurs décennies pour enrayer ce processus destructeur. Les victoires obtenues, si elles sont réelles et appréciables, ne sont néanmoins pas à la hauteur des enjeux planétaires : notre seuil d’efficacité est
    atteint ; les systèmes politiques et économiques ne répondent pas aux attentes écologiques des citoyens.

    Nous avons la possibilité mais aussi le devoir de nous rassembler pour agir plus efficacement, face à la toute-puissance des lobbies économiques, en particulier des multinationales, à l’inertie du monde politique et des autres institutions qui
    acceptent trop souvent de sacrifier notre futur pour des intérêts catégoriels à court terme.

    Ensemble, nous représentons une force citoyenne capable d’inverser la tendance, d’inventer et de construire un nouveau pouvoir et un autre avenir.

    « Pour s’unir, il faut se savoir différent », disait Teilhard de Chardin. L’Alliance nous permet de nous connaître à travers nos spécificités, nos différences, nos idéaux et nos objectifs communs et d’agir concrètement, ensemble, sur des combats qu’il est maintenant vital de gagner.

    La vocation première de l’Alliance est l’action, chaque ONG conservant son identité et sa stratégie particulière. L’Alliance n’est pas une fusion d’associations : c’est un tremplin de propositions et d’initiatives, qui vise à donner plus de poids, de résonance et d’efficacité à leurs actions.

    L’Alliance veille à faire vivre concrètement la Charte de l’Environnement et devient un acteur efficace de la vie des citoyens, ceci en totale indépendance des partis politiques.

    L’organisation de l’Alliance est souple, créative et démocratique :

    - Les membres de l’Alliance sont les associations environnementales, mais aussi juridiques, sociales, humanitaires, scientifiques, les associations de consommateurs, d’agriculteurs, les syndicats … Sont exclus les organismes d’Etat, les entreprises et les partis politiques.

    - Les orientations générales sont définies de manière participative par un comité de pilotage ouvert à tous les membres.

    - Les actions sur lesquelles travaille l’Alliance sont choisies en fonction de leur portée symbolique, de leur caractère d’urgence, des synergies et des victoires fortes possibles.

    - Chaque association est libre de soutenir ou non une action donnée.

    - La mise en œuvre des différentes actions est assurée sur une base volontaire par une ou plusieurs associations pilotes avec le soutien d’autres associations.

    L’espoir est fort : agissons ensemble, agissons vite, pour une humanité pacifique, solidaire, en harmonie avec la nature.

  • L'Alliance pour la planète

  • Libellés :

    10 août 2006

    Stylisme, écologie et aide au tiers monde

    Coll.part a été créer en 2003 par Nina Raeber, styliste de Lausanne, qui a transformé sa passion du Cambodge en entreprise écologique.

    Tous les articles sont fabriqués au Cambodge, par une organisation fournissant l'abri, l'éducation et l'emploi aux femmes vulnérables et l'instruction à leurs enfants.

    Avec l'achat d'un article de coll.part., vous obtenez non seulement un produit original, joli et de qualité, mais vous fournissez également le travail et la réintégration aux femmes travaillant dans l'organisation.





    Matière première: des
    sacs en fibre de plastique utilisés sur les marchés pour emballer le riz et récupérés sur place.


    Résultats: des sacs, casiers, chapeaux, bourses de coloris aussi variés que ceux des sacs utilisés; des modèles uniques car jamais tout à fait semblables aux autres.


  • collpart

  • Libellés :

    03 août 2006

    APPEL à la REVOLUTION des SILENCIEUX


    A photocopier et à distribuer sans retenue







    Nous paraissons bien petits face à la puissance gigantesque des multinationales, face aux pouvoirs politiques, économiques et financiers qui dirigent ce monde, face à tous ceux qui font et défont les choses pour leurs propres profits.

    Et pourtant... Et pourtant... Nous, petits consommateurs, qui sommes si insignifiants, avons un pouvoir extraordinaire :

    - celui d’acheter ou non tel ou tel produit,
    - celui de nourrir de notre argent ou non telle ou telle entreprise,
    - celui de cautionner ou non tel ou tel entrepreneur.

    Nous avons la possibilité de choisir à qui nous donnons notre argent... et de là, à qui nous donnons du pouvoir économique et financier... qui nous pérennisons.

    ENSEMBLE, CHACUN DANS SON COIN,

    SANS TAMBOUR NI TROMPETTE, SANS FOURCHE NI CANON, FAISONS LA REVOLUTION DES SILENCIEUX

    1) Si nous voulons une terre saine et dépolluée, donnons notre argent-pouvoir à ceux qui respectent la planète et voient les choses à long terme, dans une dynamique de développement durable, à ceux dont on sait ce qu’ils font, et comment ils le font.

    2) Si nous ne voulons plus de drogues, de mafias et d’argent sale, donnons notre argent-pouvoir aux gens, aux entreprises, aux banques et aux institutions financières qui fonctionnent avec des choix éthiques, dans la transparence et le respect reconnus.

    3) Si nous ne voulons plus des guerres, cessons d’engrosser de notre argent les gens et les entreprises qui directement ou indirectement travaillent pour l’industrie des armes.

    4) Etc... Etc... Chaque centime compte, chaque franc (euro) qui sort du système des pouvoirs sans lendemains, pour nourrir les entreprises, les paysans ou les artisans qui respectent les Hommes et la Nature, est important.

    Ensemble, comme les gouttes qui, se réunissant, finissent par faire les rivières et les fleuves, puis les océans, faisons la REVOLUTION DES SILENCIEUX ! !

    Devenons des consommateurs conscients et attentifs, informés et informants, et surtout, prêts à perdre du pouvoir d’achat pour cette cause noble et juste ! Le pouvoir d’achat est le piège par lequel nous devenons dépendants des systèmes de pouvoirs pour qui le seul profit à court terme compte... sans autre considération ! Servons-nous de l’expérience de ceux qui payent en milliers de morts les conséquences des cascades d’actions, à tous les niveaux, où les seules visions sont les profits uniquement personnels ! N’attendons pas que cela nous arrive ! N’attendons pas d’être des millions à mourir des diverses pollutions et aveuglements ou laxisme pour devenir conscients,

    AGISSONS ! Photocopier (et traduire) cet appel à volonté, puis distribuer ou envoyer à 1,10,20,...100...1000... personnes. Passons-nous le mot afin d’être ainsi engagés et unis comme un seul homme ! Car si cette révolution appartient à tous, elle est avant tout affaire de RESPONSABILITE et d’ENGAGEMENT INDIVIDUELS. N’attendons personne pour agir ! Mobilisons-nous individuellement pour tout !

    L’auteur n’est pas important, seule l’action compte : c’est pourquoi cet appel n’est pas signé.

    Libellés :

    17 juin 2006

    Il y a le ciel, le soleil et...l'eau


    Ciel, bleu, soleil, chaleur....et retour du problème de l'eau pour certains, problèmes qui est quotidien pour d'autre.





    Quand je prends une douche, je ne peux m'empècher de penser à toute cette eau potable que j'utilise, et qui file à l'égout, pendant que des hommes, des femmes, des enfants, font des kilomètres sous le soleil, pour en trouver de l'eau....et sans doute pas aussi potable que celle que je suis en train d'utiliser; du coup je ne la laisse plus couler "pour rien" ma douche, juste quand c'est nécessaire, et même ainsi je ne me sens pas vraiment bonne conscience... est-il vraiment indispensable d'utiliser ainsi de l'eau potable, ne devrait-on pas la réserver uniquement pour la boisson et l'alimentation?

    En attendant de pouvoir appliquer une autre solution (utilisation de l'eau de pluie, récupération des eaux usée de la salle de bain, de la machine à lessiver etc. pour les chasses d'eau, toilettes sèches etc.), je peux déjà économiser l'eau, en la laissant pas couler plus que nécessaire pour laver les légumes (et cette eau convient très bien pour arroser les plantes), me brosser les dents, me laver les mains; utiliser aussi "l'économiseur" de la chasse d'eau quand il y en a un; un tonneau de récupération d'eau de pluie, et c'est de l'eau pour nettoyer les carrelages, arroser le jardin, laver la voiture etc.

    Il y a mille petits trucs et astuces pour économiser cette eau si précieuse, cette richesse dont on oublie trop souvent la valeur.


    On ne laverait pas sa voiture, son trottoir avec des perles ou des diamants....alors pourquoi avec cette eau, un de nos bien les plus précieux qui est la vie, tout simplement.

    Libellés :

    13 mai 2006

    Un appel à action qui nous vient du PARLEMENT EUROPEEN


    Un appel à action qui nous vient du PARLEMENT EUROPEEN. Vous recevez certainement beaucoup de pétitions ou autres, mais ici encore, les quelques minutes que vous investirez SERVIRONT REELLEMENT : à l'heure d'Internet, quelques minutes deviennent des milliers d'adhésion en quelques jours ...

    Devant l'écrasante opposition citoyenne européenne, un collectif de Parlementaires européens a décidé de déposer un projet de déclaration écrite conférant aux Régions d'Europe qui le souhaitent le pouvoir d'interdire la culture d'OGM sur leur propre territoire. Déclaration qui pourrait se révéler déterminante ...
    Si ce projet de déclaration est signé par la moitié (357) des 732 Parlementaires européens avant le 13 juin, elle deviendra LA position officielle du Parlement européen et deviendra un acte politique et juridique très important.
    (lien : http://icppc.pl/pl/gmo/index.php?id=198)

    Pour obtenir ces signatures, nous devons attirer l'attention de tous les Parlementaires européens sur cette déclaration.

    .............................

    Lettre des parlementaires aux citoyens européens:

    Député au Parlement Européen

    Bruxelles, le 25/3/2006

    Les députés du Parlement Européen, Caroline Lucas (Grande-Bretagne), Joanis Gklavakis (Grèce, Thijs Bermas (Pays-Bas) et le soussigne, Janusz Wojciechowshi (Pologne) nous avons déposé le projet de la déclaration écrite sur la culture des organismes génétiuement modifiés (OGM)

    Avec cette déclaration nous réclamons de tels changements dans la loi européenne pour que chaque pays membre et chaque région puisse interdire efficacement la culture des organismes génétiquement modifiés dans son propre territoire.

    L’idée de la déclaration à été inspirée par de nombreuses action des organisations écologiques et aussi par l’attitude d’une grande part des régions européennes qui avaient déclaré la volonté d’être zones libres des OGM.

    Jusqu’au 13 juin de 2006, dans le Parlement Européen, nous avons le temps pour recueillir des souscriptions pour cette déclaration. Nous avons besoin de 367 souscriptions des députés du Parlement Européen. Ca serait un acte politique et juridique très important qui permettrait de faire droit à la volonté des gens qui n’acceptent pas les OGM par considération pour la protection de la santé, de l’environnement et des intérêts de l’économie européenne.

    L’appui de tous les milieux qui s’opposent à la diffusion des OGM en Europe est indispensable pour recueillir ces souscriptions. Nous vous demandons cet appui. En particulier, nous demandons que vous transmettiez par correspondance à tout les députés l’information sur l’importance de cette déclaration et que vous les convainquiez à signer cette déclaration.

    Je vous prie de vous adresser aux députés européens de votre région avec un appel pour signer la déclaration qui exprime les attentes de la majorité de la société dans la région.

    Au nom des auteurs du projet de la déclaration

    Janusz Wojciechowski

    Député européen, Pologne

    ....................


    La déclaration écrite : http://www.icppc.pl/sciagnij/fr.pdf

    Députés français au Parlement Européen ayant déjà soutenu la déclaration :

    1 - Bennahmias Jean-Luc, Greens, FR

    2 – Bourzai Bernadette, PES, FR

    3 – Hazan Adeline, PES, FR

    4 – Isler Béguin Marie Anne, Greens, FR

    5 – Lipietz Alain Greens, FR

    Pour tous les pays, il y en a 102 jusqu’à présent, on est loin du compte, alors il faut écrire à votre député au Parlement Européen, lui adressant par exemple ce modèle de lettre:


    Cher M./Mme ………. (le mieux étant bien sûr des mails personnels !!!),

    Citoyen de…(votre ville/village), je tiens par ce courrier à attirer votre attention sur le Projet de Déclaration écrite du Parlement européen (0014/2006 ; 13 mars 2006) relatif aux "denrées alimentaires, aux semences et aux fourrages génétiquement modifiés", et joint en attaché.

    Cette Déclaration reflète, je le pense, les positions et aspirations profondes d'une majorité des belges. C'est pourquoi j'espère que vous prendrez la responsabilité politique de la signer (avant le 13 juin 2006), afin de répondre aux attentes insistantes des citoyens.

    En vous étant reconnaissant pour tout le travail que vous accomplissez, je vous prie d'agréer, M./Mme le Parlementaire, l'expression de mes salutations les plus respectueuses.

    Votre nom et prénom

    Adresse postale

    Pays

    Et ne pas oublier d’y joindre le texte de la déclaration


    Les parlementaires européens de:

    Belgique

    Wallonie :Philippe Busquin, Véronique de Keyser, Gérard Deprez, Antoine Duquesne, Alain Hutchinson, P. Jonckheer, Raymond Langendries, Frédérique Ries, Marc Tarabella, Mathieu Grosch


    Flandre :Ivo Belet, Frieda Brepoels, Philip Claeys, Jean-Luc Dehaene, Mia Devits, Koens Dillen, Said El Khadraoui, Bart Staes, Dirk Sterckx, Marianne Thissen

    France

    Est
    PS : Benoît Hamon, Adeline Hazan, Pierre Moscovici, Catherine Trautmann
    Verts : Marie-Anne Isler-Béguin
    UDF : Nathalie Griesbeck, Jean-Marie Beaupuy
    UMP : Joseph Daul, Véronique Mathieu
    FN : Bruno Gollnisch

    Ouest

    PS : Stéphane Le Foll, Bernard Poignant, Marie-Line Reynaud, Yannick Vaugrenard, Bernadette Vergnaud
    Verts : Marie-Hélène Aubert
    UDF : Philippe Morillon
    UMP : Roselyne Bachelot, Ambroise Guellec
    MPF : Philippe de Villiers

    Nord-Ouest
    PCF : Jacky Hénin
    PS : Jean-Louis Cottigny, Brigitte Douay, Marie-Noëlle Lienemann, Vincent Peillon, Henri Weber.
    Verts : Hélène Flautre
    UDF : Jean-Louis Bourlanges
    UMP : Jean-Paul Gauzes, Tokia Saïfi
    FN : Carl Lang, Chantal Simonot

    Sud-Ouest (10 sièges)
    PS : Kader Arif, Françoise Castex, Robert Navarro, Béatrice Patrie
    Verts : Gérard Onesta
    UDF : Jean-Marie Cavada, Anne Laperrouze
    UMP : Christine de Veyrac, Alain Lamassoure
    FN : Jean-Claude Martinez

    Massif-Central-Centre (6 sièges)
    PS : Catherine Guy-Quint, Bernadette Bourzai, André Laignel
    UDF : Janelly Fourtou
    UMP : Marylène Descamps, Brice Hortefeux

    Sud-Est (13 sièges)
    PS : Guy Bono , Marie-Arlette Carlotti, Michel Rocard, Martine Roure
    Verts : Jean-Luc Bennahmias
    UDF : Thierry Cornillet, Claire Gibault
    UMP : Françoise Grossetête, Ari Vatanen, Dominique Vlasto
    MPF : Patrick Louis
    FN : Jean-Marie Le Pen, Lydia Schenardi

    Outre-Mer (3 sièges)
    PCR : Paul Vergès
    PS : Jean-Claude Fruteau
    UMP : Margie Sudre

    Ile-De-France (14 sièges)
    PCF: Francis Wurtz
    PS : Pervenche Bérès, Harlem Désir, Anne Ferreira, Gilles Savary , Pierre Schapira
    Verts : Alain Lipietz
    UDF: Marielle de Sarnez, Bernard Lehideux
    UMP: Nicole Fontaine, Patrick Gaubert, Jacques Toubon
    MPF: Paul-Marie Couteaux
    FN: Marine Le Pen





    Libellés :

    08 mai 2006

    Liste noire, liste "verte", des produits cosmétiques




    GAIA à dressé la liste des produits testés sur les animaux, et celle de ceux qui ne le sont pas.





    Liste des produits testés sur les animaux : http://www.gaia.be/fr/faq/dotest.html

    Liste des produits non testés sur les animaux: http://www.gaia.be/fr/faq/donttest.html


    petite précision pour cette dernière liste
    :
    -les produits suivis d'un "c" ne sont pas vendus en Belgique, mais sont disponibles par correspondance (site internet) uniquement.


    -les marques suivies d'un "m" ont leur propres chaînes de magasins en Belgique.



    Libellés :

    06 mai 2006

    Victoire de Kokopelli lors du procès intenté par le GNIS et la FNPSP


    Une très bonne nouvelle pour la liberté d'utilisation des semences!




    en ligne sur le site de Kokopelli:



    Alors que l'Etat Français, au mépris du consensus populaire, légalise la dissémination des chimères génétiques sur le territoire de France et ratifie, en catimini, la nouvelle version 1991 du traité de l'UPOV (qui interdit à tout jamais aux paysans de semer le grain récolté); alors que des militants faucheurs de chimères génétiques se voient bloquer leur compte bancaire et condamner à payer des amendes de centaines de milliers d'euros,
    l'Association Kokopelli a gagné le premier des deux procès qui lui étaient intentés.

    Le 14 mars 2006, le Tribunal d'Instance d'Alès a relaxé Dominique Guillet (président de l'Association Kokopelli), a débouté le GNIS et la FNPSP ( Fédération Nationale des Professionnels de Semences Potagères et Florales) de l'ensemble de leurs demandes et a laissé les dépens à la charge de l'Etat.

    Le GNIS et la FNPSP avaient porté plainte contre l'Association Kokopelli pour commercialisation de variétés de semences non inscrites sur le catalogue national. Rappelons que le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) est un organisme hybride ( à la fois officiel et interprofessionnel), sous tutelle du Ministère de l'Agriculture et dont la création remonte au gouvernement du Maréchal Pétain en 1941.

    Le Tribunal d'Instance d'Alès a souligné que "il existe bien tant au niveau communautaire qu'au niveau national le cadre légal susceptible de permettre l'inscription de variétés de semences anciennes sur un catalogue officiel", que " l'incrimination générale des variétés de semences anciennes commercialisées par l'Association Kokopelli, au motif de leur non-inscription sur le catalogue officiel ou le registre annexe, est incompatible avec les objectifs du droit communautaire de créer une liste de variétés de conservation" et "qu'enfin, rien ne permet de soutenir, en l'absence justement de détermination précise des conditions de leur inscription au catalogue, que les semences de Kokopelli ne seraient pas éligibles à cette procédure".

    Nous nous réjouissons de cette première victoire. Puisse t-elle nous encourager à continuer notre combat conte le terrorisme alimentaire orchestré depuis des dizaines d'années par les multinationales biocidaires avec la complicité de nombreux Etats: ces fabricants de poisons détruisent la Planète, imposent leurs chimères génétiques et leurs clones végétaux dégénérescents tout en confisquant le Vivant.

    Soulignons de nouveau que le GNIS (sous tutelle du Ministère de l'Agriculture) attaque l'Association Kokopelli pour distribution de variétés anciennes de potagères alors que la France claironne haut et fort son engagement à lutter conte l'érosion génétique et qu'elle a signé en juin 2004 le Traité de Rome portant sur la protection de la biodiversité alimentaire.

    La réalité est, en fait, que cinq multinationales contrôlent 75 % du marché des semences potagères sur la planète: elles dictent leurs lois et ont pris en otages les peuples et les nations. Monsanto est le numéro 1 de ces cinq corporations.

    Nous vous invitions à signer notre pétition, en ligne, pour les Semences Libres: http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat

    Le
    second procès, intenté contre l'Association Kokopelli par la société Graines Baumaux de Nancy n'a pas encore été appelé à l'audience.

    Nous vous invitons également à lire un communiqué de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA.
    http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=68

    Encore
    merci pour votre soutien



    Dominique Guillet pour l'Association Kokopelli

    http://www.kokopelli.asso.fr

    Libellés :

    19 avril 2006

    "1 MILLIARD D’HECTARES STERILISES EN UN SIECLE... Pr. Claude Bourguignon

    Claude Bourguignon est docteur es-sciences, directeur du Laboratoire d’Analyse Microbiologique des sols (analyse sur le terrain et au laboratoire, sur le plan chimique et biologique des sols agricoles), ingénieur agronome (INA PG), membre de la Société d’Ecologie, membre de la Société Américaine de Microbiologie, enseignant à la première Chaire Française de Pédologie et de Microbiologie du sol (Beaujeu), auteur du livre : "Le sol, la terre et les champs" (Ed. La Manufacture/Sang de la Terre. 1989.), expert du sol auprès de la CEE.



    Ce qu'il préconise:

    a) Replanter des haies en maillage de 20 hectares.

    b) Reboiser les zones sensibles.
    c) Gérer la matière organique des villes à part des gadoues industrielles afin de pouvoir remonter le taux de matière organique des sols


    -l’agriculture biodynamique.


    Un entretien avec Claude Bourguignon paru dans "Passerelle Eco"

    En tant que spécialiste de la vie des sols, pouvez-vous estimer le pourcentage des sols de France atteints par la pollution (et dans quelle proportion) ?

    - Claude Bourguignon : 10% des sols sont pollués par des métaux lourds. 60% sont frappés d’érosion. 90% ont une activité biologique trop faible et en particulier un taux de champignons trop bas. Idem dans le monde. De plus le phénomène de fatigue des sols (chute de rendements) se fait sentir en maraîchage et en culture betteravière.

    Qu’est-ce que c’est pour vous, un sol ?

    - C. Bourguignon : Le sol est une matière vivante complexe, plus complexe encore que l’eau ou l’atmosphère qui sont des milieux relativement simples. Vous savez, le sol est un milieu minoritaire sur notre planète : il n’a que 30 centimètres d’épaisseur en moyenne. C’est le seul milieu qui provienne de la fusion du monde minéral des roches-mères et du monde organique de la surface - les humus. Je vais être obligé d’être un peu technique pour vous expliquer...

    Sur trente centimêtres d’épaisseur, le sol héberge 8O % de la biomasse vivante du globe. Et dans ce sol, très mince, il y a beaucoup plus d’êtres vivants que sur le reste de la surface de la terre. Cela ne se voit pas. C’est un monde microbien que l’on a d’autant plus négligé qu’il ne coûte rien...

    Un énorme tabou pèse sur le microbe. Il est extrement mal vu dans notre société. Il est source centrale de mort dans la vision pasteurienne. Les microbes sont fondamentaux pour la vie. Sans ces intermédiaires, les plantes ne peuvent pas se nourrir.
    L’industrie de l’homme, dans son fonctionnement, ne fait que copier le microbe. Le problème, c’est l’énergie phénoménale que cela coûte.
    Les bactéries des sols fixent l’azote de l’air pour faire des nitrates. Gratuitement ! L’homme, lui, utilise 10 tonnes de pétrole pour fixer une tonne d’azote. Qu’il vend. Cher. En oubliant de dire que les molécules chimiques ne fabriquent pas un sol. C’est le paysan qui la fabrique de ses mains, ce sol. Alors évidemment, l’industrie a eu intérêt à remplacer le modèle traditionnel de l’agriculture Française...
    Et, lorsque j’ai mis au point ma méthode de mesure de l’activité biologique des sols, je me suis rendu compte de la réalité. Les agriculteurs biologiques ou biodynamiques ont des sols beaucoup plus actifs que ceux qui travaillent en conventionnel. Des sols vivants.


    C’est le moment où vos ennuis commencent avec l’Inra ?

    - Claude Bourguignon : Exactement. L’Inra a rejeté en bloc l’agriculture biologique, bio-dynamique, sans l’avoir jamais étudiée ! C’est une faute professionnelle grave de la part de cet Institut face à la déontologie scientifique. C’est là où il a perdu sa liberté. Ce n’est plus réellement un Institut d’état. C’est un Institut au service des grandes entreprises marchandes d’engrais. Plus de la moitié des commandes de thèses de l’Inra proviennent d’elles.
    Et il n’y a pas que l’Inra. L’ensemble des instituts mondiaux se sont finalement laissés dominer par les marchands. Mais cela ne veut pas dire que les chercheurs de l’Inra soient heureux. Un certain nombre d’ailleurs le vivent mal...
    Aujourd’hui, l’Inra prend peur parce que le monde agricole, entre autres, lui réclame des comptes.
    Hier, les recherches favorisant l’environnement n’étaient pas un créneau porteur. Aujourd’hui elles le sont puisqu’il y a des budgets CEE et des marchés à saisir. Je pense que dans dix ans l’Inra affirmera qu’il a toujours été pour l’agriculture biologique. Dans trente ans, il rappellera qu’il a toujours soutenu la bio-dynamie. Et tant mieux. Ce sera la preuve que nous serons enfin parvenus à travailler ensemble pour régler le vrai problème : la pollution de la planète.


    Quelle a été votre démarche au début de vos recherches ?

    - Claude Bourguignon : J’ai essayé de comprendre pourquoi certains sols étaient plus vivants que d’autres. Cela varie en fonction des modes de cultures choisis. Traditionnellement, on fertilisait le sol avec de l’humus, l’argile était marnée et on utilisait un liant, le calcium souvent. On mélangeait l’ensemble au compost que l’on répandait sur le sol.
    Les engrais verts, eux, favorisaient les microbes minéralisateurs. Les microbes "intermédiaires" vivants près des racines des plantes étaient fertilisés par la rotation des espèces végétales cultivées. Enfin les microbes vivants près des roches mères étaient stimulés par les roches broyées. Aujourd’hui, ces étapes n’existent plus. On donne dans la monoculture...
    On ne pratique plus la fertilisation. Ce mode de production nie la vie microbienne. Et aujourd’hui, la production stagne quand elle ne régresse pas. Mes relevés d’activité biologique indiquent que les sols cultivés avec les engrais chimiques meurent, peu à peu.


    Quelle est votre vision du rapport de l’homme à la terre, et à l’agriculture ?

    - Claude Bourguignon : L’agriculture est d’abord l’histoire tragique de 15 000 ans de famine.
    Dans la période de la cueillette, l’homme respecte la terre comme sa mère nourricière. Plus tard naît l’agriculture. Mais elle ne commence à nourrir les hommes qu’au XVIIIe siècle.
    L’empire romain naît puis disparaît, ses sols détruits.
    Cinq siècles plus tard, l’Europe s’unifie sous Charlemagne et s’attaque alors à son grand bloc forestier à peu près intact, de la Gaule à la Pologne. En peu de temps, 70 % des forêts disparaissent... Des tas de manuscrits du début du XIVe siècle décrivent des orages terrifiants venant de la mer, provoqués par la disparition des forêts qui tamponnaient le climat.
    Au XVIIe siècle, l’Europe sort de ce cauchemar écologique à travers la pratique du labourage et du pasturage. On remplace les jachères par la culture des légumineuses qui fixent l’azote. Chose que l’on ne savait pas à l’époque. Cela donne un abondant fourrage qui va nourrir le bétail. Mais il faut le garder pour qu’il cesse d’errer sur les terres cultivées. Alors on invente la haie.
    Les haies ont un rôle remarquable de rééquilibrage du climat. En fait, on crée la forêt maillée. Et de ces bêtes immobilisées dans les champs on récupère les excréments qui, mélangés à la paille des céréales, donnent le fumier. Ce fumier est composté puis répandu sur les terres. C’est ce qu’on appelle l’amendement de la terre. On cesse alors de mourir de faim en Europe.

    Mais au même moment où l’on résout le problème écologique en réintroduisant l’animal dans le système agricole, l’industrie arrive et fout tout par terre.
    Aujourd’hui, nous perdons en moyenne 10 tonnes de sol par hectare et par an. Les paysans Français utilisaient 120 millions de tonnes de fumier pour 30 millions d’hectares. 4 tonnes de fumier par hectare donnent 2 tonnes d’humus. La tâche de liaison avec l’argile est assurée. Les sols sont équilibrés et continuent à s’améliorer au fil des ans.

    Le sol est une matière vivante. Aujourd’hui nous perdons en moyenne 10 tonnes de sol par hectare et par an. Vous faites le calcul et dans trois siècles, c’est le Sahara.
    Il faut réagir maintenant. La nature réagit très fortement. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas la fin du monde. Je ne crois pas aux fins du monde. Il y a des civilisations qui naissent, atteignent leur apogée et meurent. D’autres prennent la relève.
    Je crois que telle que cette civilisation est structurée, elle sera incapable de faire face au problème numéro 1 qui est le problème de l’Environnement et de la Terre. Avant le problème était celui des choix politiques, de l’homme, de l’existence des classes sociales. Mais notre grand problème à nous est unique. C’est la Terre. Et la civilisation ne change pas, même face à sa mort prochaine.

    Continuer à nier ce fait nous mène droit à la catastrophe. L’agriculture écologique au plan mondial est la garantie d’un rapport juste entre l’homme et son environnement, pour une alimentation saine et une juste rétribution du travail de chacun. Et la culture bio-dynamique, ça veut dire sauver les pays du Tiers-Monde de la famine, oui les sauver !!!
    Mais actuellement, cela va trop vite. Un Ministre de l’Environnement ne peut rien faire face à Rhône-Poulenc qui cherche à vendre ses molécules de synthèse. Il faut les amortir. Dans la recherche c’est très net. Vous êtes payés par des contrats. Imaginez que j’aille chez Rhône-Poulenc pour leur dire : J’ai un projet de recherches que j’aimerais que vous financiez et qui montre que vos produits détruisent la vie des sols...Ils éclateraient de rire !!! Mais s’ils connaissaient le coût réel de leur éclat de rire, ils reprendraient leur sérieux et ils accepteraient tout de suite...

    Un autre problème soulevé est la capacité de retraitement de l’azote industriel par l’activité microbienne du sol...

    CB : Le problème de la circulation d’un élément dans le sol est lié à sa concentration. Si la concentration d’un élément est très faible, par exemple s’il n’y a plus d’azote dans les sols, la mobilité de l’élément sera surtout une mobilité biologique c’est-à-dire que la Vie va se jeter dessus parce qu’il est rare. La vie ne va surtout pas le laisser passer.
    Par contre, si un élément devient très abondant, il y aura une mobilité physique dominante, c’est- à dire qu’il peut suivre l’eau tout simplement. Parce que la vie en a trop, elle ne va pas s’amuser à tout prendre ! Donc elle laisse passer et l’environnement se trouve pollué.
    L’avantage du microbe c’est qu’il travaille au fur et à mesure des besoins de la plante puisqu’il travaille en me temps que la plante. Quand le sol est sec les microbes s’arrêtent et les plantes ne pompent plus le sol. Quand il fait trop froid, les microbes ne travaillent pas mais les plantes ne poussent pas. Comme c’est un système vivant, que les bactéries sont aussi des plantes, ils travaillent en symbiose totale.
    L’homme de l’agriculture chimique met son azote à n’importe quelle saison ; il ne le fractionne pas comme le microbe, donc il pollue.
    Ce qui fait que, "curieusement", la grande majorité des agronomes ne connaissent rien à la microbiologie des sols. Parce qu’il n’y a pas d’enseignement. Il n’y a aucune chaire officielle de microbiologie des sols en France depuis la disparition du secteur microbiologie des sols de l’Institut Pasteur. l’Inra a confié son secteur à un professeur qui s’intéressait surtout à la microbiologie industrielle qui est très à la mode, d’où l’ignorance des agronomes en matière de cycles microbiens, pour la plupart.
    Pour eux, sans engrais chimiques, sans NPK, c’est la mort ... du sol ! Pour eux, le sol est d’ailleurs un simple support inerte sur lequel il suffit de répandre des solutions chimiques magiques ! Alors que le fondateur de l’agriculture chimique, Justus Van Liebig n’a jamais dit ça. On a mal interprété ses paroles. Ses écrits ont été complètement déformés par l’industrie des produits chimiques.

    Liebig a montré sous quelles formes les plantes absorbaient les éléments ; il a montré que la plante ne pouvait pas prendre l’azote autrement que sous la forme nitrates, forme fabriquée par les microbes. Il n’a jamais dit qu’il fallait mettre des nitrates dans les sols. Il a montré que la plante attendait que les microbes aient fabriqué des nitrates pour les prendre. Il a montré qu’elle attendait la forme phosphate, sulfate.

    Les plantes attendent toujours des formes électronégatives et cela, pour des problèmes de stratégie d’absorption. Contrairement à nous, le gros ennui de la plante c’est qu’elle se nourrit d’un support d’origine minérale où domine essentiellement la silice (56% des roches mères), le fer, l’aluminium.
    La plante, elle, est très pauvre en fer, en silice et en aluminium. Par contre la plante est riche en azote, en phosphore et en sulfate, éléments qui manquent dans la terre.
    La plante est donc obligée de développer une stratégie très astucieuse d’absorption, "l’absorption active". Elle ne peut se laisser traverser par les lois de la chimie qui disent que toute substance tend à s’égaliser de part et d’autre d’une membrane vivante. Si la plante se laissait faire par cette loi là, elle aurait la meme concentration que le sol. Ce qui n’est pas du tout le cas.

    Alors comment fait-elle ? Elle utilise un système d’une remarquable intelligence, système utilisé d’ailleurs par l’ensemble de la vie dès qu’il y a des problèmes d’échange électrique à opérer. La première série des éléments du tableau de Mendeleieff sont ce qu’on appelle les cations monoatomiques. Ce sont des atomes qui sont porteurs d’une charge positive. Ces éléments ne sont jamais constitutifs du matériel vivant sauf l’hydrogène qu’on met en dehors du tableau de Mendeleieff parce qu’il possède un comportement très spécial.


    C’est un peu de la triche, lui ! C’est le Numéro 1 ! L’Hydrogène !

    - CB : Oui c’est le numéro 1. Et bien sûr il fonctionne différemment.
    Mais si vous prenez lithium, sodium, potassium, rubidium, césium, ils sont tous parfaitement équivalents et ils servent à la plante à se charger positivement.
    Donc la plante a des pompes qui consomment de l’énergie accumulée en quantité par la photosynthèse. Elle dépense son énergie pour charger ses cellules racinaires positivement avec ses cations monoatomiques qui ne fabriquent aucune molécule vivante.
    Il n’existe aucune cellule vivante contenant du potassium, contenant du sodium, du lithium. Mais par contre, cela rentre très facilement à travers les membranes. D’ailleurs cela fait partie des très rares atomes que nous pouvons manger, nous les humains, à l’état pur, sans passer par la forme organique. Il en est de même pour l’avant-dernière colonne du tableau de Mendeleieff, celle des anions monoatomiques (chlore, fluor, iode). Tous ces éléments nous pouvons les manger purs. Nous pouvons manger du NaCl - du sel - et nous l’absorberons très bien. Nous pouvons prendre du chlorure de potassium, idem. Ce sont les seules formes et tous les êtres vivants peuvent le faire.

    Donc la plante se charge positivement et une fois qu’elle est plus, que fait-elle ?
    Une fois qu’elle est devenue une pile positive, elle attend que les microbes fabriquent du "moins".
    Cela va pouvoir entrer même si les concentrations sont faibles à l’extérieur parce qu’elle va créer une force électrique tellement forte que ça va attirer un ion négatif alors qu’il est très rare à l’extérieur et c’est ainsi que les plantes se nourrissent.

    Alors les microbes ont deux techniques pour fabriquer des éléments négatifs.
    Ils ont la technique de l’oxydation. Ils oxydent l’azote en nitrate, le phosphore en phosphate, le soufre en sulfate, le sélénium en sélénate, le calcium en oxyde de calcium, etc. Mais il y a des éléments oxydés qui sont insolubles, tel l’oxyde de fer.
    Comment la Vie a-t-elle résolu ce problème ? Par un système très astucieux : la chélation de l’élément ... par le microbe !
    Il prend l’élément et l’attache sur une molécule organique. Quelle molécule organique utilise-t-il ? Un acide organique qui est une fonction chimique de type CO-O, fonction négative qui pourra rentrer dans la plante. C’est une sorte de pince si vous voulez qui va entraîner l’élément dans la plante, qu’elle capte électriquement. On appelle cela la "chélation".


    Nous ne faisons que copier la Nature. Avec industrie et finances en prime. Justus Van Liebig avait pourtant rappelé que la boîte de conserves de Nicolas Appert était une nourriture militaire, pour temps de guerre, d’épreuves, transitoire mais nullement préférable à une nourriture fraîche.

    - CB : Oui, de secours. D’ailleurs que l’on ait extrait de l’huile à chaud pendant la dernière guerre mondiale, parce qu’on n’avait pas d’huile à donner aux Français, on comprend tout à fait. Mais que les huiliers aient gardé le procédé d’extraction à chaud alors que c’était interdit avant la guerre, là c’est scandaleux. Là, ils font de l’argent sur le dos des gens et cela ne correspond plus du tout à un problème de survie. C’est devenu un problème de gros sous.

    C’est exactement comme à la sortie de la guerre de 14-18. Pourquoi a-t-on violé les agriculteurs avec les nitrates ?
    C’est que les nitrates avaient été fabriqués par Haber, en 1913. Haber trouve enfin la technique qui permet de prendre l’azote de l’air et de fabriquer des nitrates. C’est cette découverte qui permet à l’Allemagne de déclencher une puissance de feu phénoménale : les nitrates de synthèse permettent de fabriquer des bombes en remplaçant le salpêtre. L’Allemagne va avoir de l’azote à profusion, tant qu’elle veut. L’azote, c’est 79% de l’atmosphère.

    La vie microbienne du sol et certaines plantes captent l’azote de l’air, gratuitement. L’industrie, elle, développe ses usines qui coûtent horriblement chères. Et l’Occident va ainsi fabriquer ces nitrates avec ces techniques et cela va être une grande guerre mondiale. A la sortie de cette guerre, il va bien falloir pacifier ces usines qui ont coûté si chères. On ne peut pas les fermer comme ça ! Il faut les amortir !! Et comme Justus Van Liebig avait montré que c’est sous la forme de nitrates que les plantes se nourrissent, ils ont fait tout de suite l’interface.
    Et au début on a été raisonnable, comme dans la plupart des interventions humaines. Entre les deux guerres, on préconise 20 à 30 kilos d’azote à l’hectare.
    On ne viole pas les sols. Les rendements augmentent de façon spectaculaire. Et puis la loi du commerce augmentant, on est passé à 50, puis 100, et maintenant on en est à 248 kilos d’azote à l’hectare Aujourd’hui, c’est du délire.
    Je n’ai pas les positions extras des tenants les plus radicaux de l’Agriculture Biologique.
    Je trouve normal que par son intelligence l’homme comprenne les mécanismes vivants et les perfectionne. Mais quand on en arrive à mettre 248 kg d’azote à l’hectare sur le blé on délire. Du délire commercial. On abîme l’environnement et on abîme la santé des gens. Et là je ne suis plus d’accord. Et en tant que scientifique, je m’oppose à cette pratique là.

    On doit demander à un sol ce qu’il est capable de produire en fonction de sa fertilité naturelle. Tout le monde veut faire 100 quintaux à l’hectare en France. Cela ne tient pas debout ! On ne roule pas à 240 km/h avec une 2 CV !! C’est pareil avec les sols. La première chose : regardons notre sol et travaillons en fonction de son potentiel de départ


    C’est là où vous intervenez. Comment évaluez-vous la fertilité d’un sol ?

    - CB : J’ai développé cette technique à partir d’une idée fort simple : le sol est un système dynamique souvent profond d’environ trente centimètres, ce qui n’est pas très épais.
    Parfois, on analyse des sols qui sortent directement de la roche-mère, que l’on touche en sondant le sol. Mais d’autres sols sont si profonds qu’on ne peut pas toucher la roche-mère, tel Roissy où trente-trois mètres de profondeur de limons fertiles ont été recouverts par du béton et du goudron !

    Bon. Quand vous étes en Bourgogne, sur la Côte d’Or, si vous voulez reconnaître l’état d’un sol, vous allez jusqu’à la roche mère.
    Je prélève le sol à différentes profondeurs et emplacements. Je vais jusqu’à la roche et je prélève les différentes couches.
    Pour moi, les différentes couches du sol c’est un peu comme des strates dans une forêt équatoriale avec ses différents niveaux écologiques et ses microbes variés. De multiples situations biologiques.
    Je peux alors étudier l’évolution des argiles, leur qualité, leur surface interne de la roche mère jusque vers la surface. Je compare avec la partie travaillée par l’agriculteur. Je compare le travail accompli par la Nature et celui de l’homme. Je vais comparer la qualité des argiles.
    En analyse chimique, je vais comparer les choses classiques (degré d’acidité en pH, pHO, pHKCL). Je vais comparer la capacité des charges captioniques. Je vais regarder l’activité biologique des sols. Comment elle évolue dans la profondeur du sol.

    Je connais aujourd’hui beaucoup de sols sur tous les continents de notre planète.
    La conclusion générale est la suivante : normalement, les sols en bon équilibre ont une activité biologique qui baisse avec la profondeur jusqu’à environ 30 centimètres, pour ensuite rester parallèle à la roche mère.
    On a deux grands groupes microbiens : en surface ceux de la matière organique. On est en présence de l’atmosphère. On a les groupes les plus actifs, le gros de l’énergie vivante qui se déploie. Ensuite, la seconde couche, des profondeurs, aboutit un substrat purement minéral jusqu’aux organismes dévoreurs de pierres, les chimio-lithotropes.

    Avec l’ensemble de cette approche physique, chimique et biologique entre ce que fait l’agriculteur, ce qu’il a donné au sol, je peux déterminer le dynamisme du sol à venir.
    Si par exemple je vois de bonnes argiles au fond et que je ne retrouve que de mauvaises argiles à la surface ? Le sol est en train de s’abîmer. Les humus sont de mauvaises qualités. Mon activité biologique n’est pas plus forte en surface que dans la partie minérale ? Mon sol est en train de se minéraliser jusqu’à la surface. Ce sol est mort.

    C’est en faisant ces relevés et comparaisons que j’ai constaté des faits importants.
    Tout le monde constate que la matière organique baisse dans les sols. Mais personne ne s’est jamais occupé de la qualité de cette matière organique.
    J’ai étudié la capacité de charge cationique des agricultures conventionnelles. Elle est deux ou trois fois plus importante. Hélas cet aspect qualitatif est peu étudié car nous sommes encore dans une société du quantitatif qui se refuse encore à comprendre que les sols sont en train de mourir en Occident.
    Ce sont eux qui nous nourrissent, ne l’oublions pas. Alors si votre sol est déséquilibré, ce n’est pas en lui apportant les éléments NPK que vous allez recharger les choses. La plante prend environ 28 éléments dans le sol. Ce n’est pas en lui en apportant trois que vous allez lui rendre la santé. Alors la plante tombe malade. Le NPK fait grossir la plante par les éléments de la turgescence. C’est d’ailleurs pour cela que ces 3 éléments ont été retenus. Mais ils ne suffisent pas à la plante.
    La nature est sans pitié. Dès qu’il y a quelque chose de carencé, les parasites se jettent dessus pour l’éliminer. Il ne doit pas faire de progéniture, il doit disparaître. Donc les plantes tombent malades.
    Que font les agriculteurs ? Ils traitent. Comme ils traitent, ils massacrent le peu de microflore et microfaune qui reste dans le sol. Les plantes sont encore plus carencées. L’agriculteur rachète encore plus de pesticides. Et comme ce sont les mes firmes qui font les engrais, les pesticides, et qui ensuite font les médicaments. Alors pour les gens qui mangent ces plantes carencées ce n’est pas prêt de s’arrêter. D’autant que les marchands d’engrais ont des marges de plus en plus faibles sur leurs engrais et que les vraies marges, c’est sur les pesticides et les produits phytosanitaires qu’ils les font. Donc, ils n’ont pas du tout envie, pas du tout du tout, que cette manne s’arrête.
    Rééquilibrer nos sols, rééquilibrer nos plantes, ça voudrait dire aussi baisser les charges de Sécurité Sociale dans les sociétés occidentales. Ce que personne ne veut voir ! Parce que toute l’industrie pharmaceutique est là . Absurde.

    Si on laisse faire, quelle est la perspective ?

    - CB : Nul besoin d’être prophète. Tout ce que les écologistes sérieux ont avancé depuis trente ans se vérifie aujourd’hui. Nous jouons à l’heure actuelle l’avenir de notre civilisation. Nous sommes en train de vivre l’Austerlitz de l’Occident. Que va-t-il se passer si on laisse faire ? L’Occident va s’écrouler parce qu’il n’y a plus de critiques, plus de remises en cause. Et nous allons mourir comme toutes les civilisations par destruction des sols. Comme l’empire romain, les mayas...

    L’humus c’est le mot humanité. Nous avons surtout notre malheur en nous-mêmes.
    C’est notre civilisation qui est dangereuse car elle porte sa mort en elle. Elle est en train de s’auto-détruire en criant un grand cocorico de victoire.
    La science peut nous tuer car la morale ne suit pas. Nous avons une morale biblique et une technologie du XXIe siècle.
    Les scientifiques sont devenus les nouveaux prêtres., au XIIe siècle ils étaient moines !! Le commun des mortels est coupé de la culture scientifique, technique et industrielle que manipulent les spécialistes distanciés. Et cela fait très peur.
    Regardez le pilote d’avion qui dirige sa bombe avec un laser sur des objectifs ! Il fait une guerre propre. La preuve ? Il ne voit pas le résultat de son geste sur son écran T.V. !!! La science occidentale moderne distancie essentiellement les choses. Elle le fait de tout.


    Et au niveau alimentaire de l’Occident ?

    - CB : La distanciation au niveau alimentaire est claire. Les gens ne veulent plus savoir qu’ils mangent la mort d’un animal. En conséquence, on leur propose une espèce de viande carnée, congelée, mise en sachet dans un bac. Les poissons ? Ils sont déjà panés.
    Les abattoirs sont présentés comme très hygiéniques. Les bêtes n’y souffrent plus...
    Il n’y a plus la moindre trace de meurtre. La personne peut donc manger la viande comme si c’était de la purée. Elle n’a pas l’impression de participer à un crime.
    Le steak haché type hamburger il faut beaucoup d’imagination pour rapprocher cela de la viande. Donc l’homme se sent complètement déculpabilisé et à ce moment il peut accepter que les bêtes soient élevées comme elles le sont : dans des camps de concentration absolument monstrueux.
    J’estime que tous les lycéens de France devraient aller voir au moins une fois comment on traite les cochons, les poulets, les veaux, etc. dans l’industrie intensive.
    Et ils devraient aller ensuite visiter un abattoir. C’est très impressionnant de voir des bêtes qui arrivent vivantes et qui, en moins de 15 mètres, sont déjà complètement saignées. La vitesse de transformation de la bête vivante.
    C’est extraordinairement choquant !
    Sans faire du passé un âge d’or, la notion de fête est perdue.
    Autrefois, la mort d’un animal était rare et festive.
    L’animal était un compagnon et sa mort était vécue, acceptée, transcendée, transformée par un acte touchant la vie et la mort. La source du sacré.
    L’animal était complice de la vie de l’homme, lorsque ceux-ci entretenaient un rapport d’amour respectueux de la nature.

    Maintenant la viande est devenue un produit totalement banal et pour pouvoir donner de la viande de façon banale à tout le monde, tous les jours de la semaine, on fait des camps d’élevage atroces.
    Les bêtes sont piquées tous les jours. Si on ne pique pas les cochons industriels aux tranquillisants ils meurent de crise cardiaque, etc.
    Ce qu’on arrive à faire dans les élevages industriels, c’est à vomir. A vomir. Et c’est accepté en toute impunité de la science, de l’hygiène, de la technologie.
    Vous savez je pense qu’une société qui traite la vie comme cela ne peut pas se traiter elle-même correctement. La société fait des guerres propres.
    C’est comme l’agriculteur qui passe dans son champ avec ses produits de mort à 400 grammes l’hectare. Après il a un champ nickel-chrome. Il n’y a plus un seul coquelicot pour le blé. Plus une mauvaise herbe. Propre. Rationnel. Enfin quelque chose de propre ! La mort est d’une grande beauté...


    Quelles solutions alors ?

    - CB : Comme le disait très bien Kant, une chose est morale quand elle est généralisable à l’ensemble de l’humanité.
    Notre agriculture industrielle n’est pas généralisable. S’il fallait simplement pour l’azote industriel apporter à l’ensemble des terres cultivées la quantité d’azote que mange la France, la totalité de la flotte mondiale ne suffirait pas transporter l’azote en question. C’est impossible.
    Ce n’est pas généralisable. Donc il faut changer d’agriculture. Car on se garde bien de dire aux Français qu’avec notre système alimentaire il faut un hectare de terre cultivée pour manger dans les pays riches. Tandis qu’il ne reste que 2600 m2 de terres cultivées par habitant.
    Alors ? Si nous consommons un hectare, c’est qu’il y a des êtres humains qui ne mangent pas. C’est une simple mathématique, mais elle est vraie.
    Et il faut continuer. Il reste 3 hectares par habitant à l’heure actuelle sur la planète Terre, toutes terres confondues, Sahara, Pôles. Tout. Sur ces trois hectares on prélève de quoi s’habiller, faire notre maison, notre voiture, etc. Et sur ces terres il reste 2600m2 cultivés, pour manger.
    Et il en disparaît à l’heure actuelle l’équivalent de la surface de la France tous les ans par érosion. Les rendements sont en train de stagner en Europe. On parle de fatigue des sols. Avant c’était tranquille, les engrais solubles étaient déversés et on augmentait de 3 quintaux/hectare/an. Tout le monde criait victoire. L’INRA annonçaitdéjà150quintauxàl’hectaredans le début des années 80.
    Aujourd’hui, on remet sérieusement en doute cela. On voit des agriculteurs habitués à leurs 100 quintaux qui tombent à 40 quintaux. Par fatigue des sols...
    Or si vous comparez la teneur en éléments des sols telle qu’elle se pratique dans les méthodes d’analyse conventionnelle, les sols d’agriculture biologique ont souvent moins d’éléments solides que les sols en conventionnel ; donc selon les critères retenus par l’agriculture conventionnelle, ils sont moins fertiles.
    Par contre en tant que milieu "sol", les sols en agriculture conventionnelle sont déséquilibrés.
    Cela dit, il y a des gens en "Bio" qui travaillent très mal. Certains ont simplement remplacé les engrais chimiques par des engrais organiques. Ce n’est pas cela l’agriculture.
    L’agriculture vivante est celle qui amende ses sols. Amender ? Restituer. C’est l’équivalent pour l’agriculteur de l’entretien du matériel productif par l’industriel ; le sol est ce qui produit, donc il faut l’entretenir. La fertilisation (ou l’amendement donc) possède trois volets.
    Traditionnellement, on fabriquait de l’humus en compostant. Pour les argiles, on marnait : on apportait des argiles calcaires et on les mélangeait à un liant, la plupart du temps le calcium. Le tout était mélangé au compost et on épandait sur le sol. On entretenait ainsi tous les ans son matériel de production. Et on l’améliorait.

    Second volet de l’amendement : la fertilisation des microbes. Les microbes vont nourrir les plantes, donc il faut les fertiliser. On fertilise les deux grands groupes : le groupe de la matière organique et celui de la chimie lithotrophe. Le groupe de la matière organique se divise en trois.

    - a) le groupe de l’humification que l’on fertilise par le compost.
    - b) le groupe de la minéralisation qui est fertilisé par les engrais verts.
    - c) le groupe de la rhizosphère (les microbes qui vivent contre les racines des plantes et qui les nourrissent), est entretenu par la rotation des cultures. En effet, chaque espèce de plantes stimule une certaine microflore.
    Et enfin il y a le groupe des chimiolithotrophes, c’est-à dire celui des roches mères. On les nourrit par des roches broyées. Si on est en terrain calcaire, on broie du granit et on équilibre ce que la géologie a mal distribué.
    Et puis enfin le dernier volet : la fertilisation des plantes. Elle consiste à apporter ce que l’on a exporté pour ne pas appauvrir son sol en éléments nutritifs. Vous prélevez 50 kg d’azote ? Vous restituez 50 kg d’azote.

    Maintenant avec l’agriculture industrielle, les deux premiers volets n’existent plus. On fait de la monoculture. On ne fait plus que la fertilisation des plantes. Et dès qu’on a un système non généralisable qui se généralise c’est la mort garantie à très brève échéance, dans n’importe quel groupe humain. On ne donne pas trente ans à cette civilisation en analysant les sols.

    Quand vous voyez l’Afrique, c’est affolant !
    Les pays comme l’Ethiopie et le Soudan ont coupé 95% de leur surface forestière depuis 1960 ! Négociés en 30 ans ! Et maintenant c’est une marée humaine de crève-la-faim.
    Les boat people vont être le gros problème de l’Occident. On ne pourra pas faire face, surtout si on limite à la peur, le rejet et la force. Allez en Indes, c’est le cauchemar l’Inde !
    Et on a fait croire que le problème allait être résolu techniquement. Mais le problème n’est pas technique. Le problème est bien plus subtil que cela. La Terre est quelque chose de très subtil. Nourrir les hommes, ce n’est pas simple.

    On a cru qu’en vendant des engrais aux Hindous et en mettant des variétés à haut rendement, on allait régler le problème.
    On a érodé des millions d’hectares aux Indes depuis les années 70 par les techniques dites de la Révolution Verte. Les résultats de cette Révolution Verte qui a valu à son promoteur, Norbert Borlaug, un prix Nobel, s’annoncent aujourd’hui en toute clarté : des millions de vies exterminées par cette Révolution Verte.

    Tous les pays du Maghreb étaient à peu près autosuffisants jusqu’en 1945.
    Ils sont maintenant importateurs à 85% de leur alimentation. Alors ils s’amusent à faire pousser de la luzerne dans le désert sous plastique noir. Je veux bien ! En
    Arabie Saoudite, on fait pousser du blé dans le désert qui coûte 45 fois le prix mondial, quelque chose comme Marie-Antoinette qui fait la promenade des moutons. Inepte. Indigne de l’homme et de la Femme.
    Non. La seule chose qui puisse sauver l’humanité des grandes catastrophes c’est l’agriculture biologique & la biodynamie. L’Amour. Un nouvel Art de la Science. Le Bon Sens.


    Le dossier
  • "Un milliard d'hectare stérélisé en un siècle, il est grand temps de soigner les sols"
  • Libellés :